LE MOMENT DÉTENTE DE LA SEMAINE
Il fut un temps, que les moins de vingt ans… où les humoristes se permettaient de bons mots à propos de tout, et de tous, sans que cela ne pose de difficulté.
Dans les années 1980, une émission de France Inter reflétait parfaitement cette impertinence : « Le tribunal des flagrants délires ».
Dans un décor ressemblant approximativement à un tribunal, l’émission commençait par une présentation de l’accusé (l’invité). Il était alors, « interrogé » par le président du tribunal, Claude VILLERS.
Des « témoins », essentiellement des artistes et des connaissances de l’accusé, venaient témoigner, supposément à charge ou à décharge.
Ensuite, l’accusé était attaqué par le ministère public représenté par Pierre DESPROGES, que « l’ami Claude » présentait régulièrement comme « le procureur de la République Desproges française ».
Son réquisitoire commençait toujours par cette phrase, devenue culte : « Françaises, Français ; Belges, Belges ; mon président ; mon chien ; monsieur l’Avocat le plus bas d’Inter ; mesdames et messieurs les jurés ; public chéri, mon amour ».
Puis, « l’ami Pierre » se lançait dans un numéro dont il avait le secret, pour décrire l’accusé, pour, finalement, demander qu’on lui coupe la tête… ou bien, qu ‘on l’acquitte !
L’accusé était ensuite défendu par Luis REGO, « l’avocat le plus bas d’Inter », qui introduisait ses plaidoiries, par la phrase « Amis de la justice, bonjour. De quoi est-ce qu’on accuse-t-on mon client ? ».
L’émission se terminait par la dernière parole donnée, pour sa défense, à « l’invité-accusé », puis par le vote d’un jury. Il était composé, en début d’émission, de personnes tirées au sort, parmi les spectateurs.
La conclusion de l’audience était invariable : l’accusé était soit condamné à interpréter une chanson de son choix… soit acquitté, mais devait aussi s’acquitter d’une chanson ou d’un poème de son choix !
Voici, j’espère pour votre plus grand plaisir, le réquisitoire de « l’ami Pierrot », prononcé le 9 décembre 1980, à l’encontre de Daniel BALAVOINE.
Chers lecteurs, puisse ce moment de détente, être le prélude à une fin de semaine agréable.
Je vous aime et vous salue.
« L’humour a non seulement quelque chose de libérateur,
mais encore quelque chose de sublime et d’élevé »
(Sigmund Freud)






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