Où faire des économies ? Les autorités administratives et publiques indépendantes.

3 Oct, 2024 | 0 commentaires

INTRODUCTION

Regardons les choses en face, notre monde occidental se meurt.
Mon propos n’est pas de vous faire peur, mais de vous préparer.
Car quand on comprend les choses, on peut mieux les gérer.
Il est des raisons d’espérer le meilleur, mettons-y notre énergie.
C’est à chacun de nous, de bien diriger le bateau de sa vie.

« Si vous avez la tête dans le sable, vous avez le cul en l’air »
(Proverbe états-unien)

LIMITER LES DÉPENSES, C’EST POSSIBLE

Nous vivons une époque formidable. Notre grand timonier grand stratège en démolition (d’entreprise, autant que de mouvements politiques), a réussi son coup : rester le maître du jeu politique du pays.

C’est la parfaite illustration de cette célèbre phrase du roman de Giuseppe Tomasi Di LAMPEDUSA « Le guépard », porté à l’écran par Luchino VISCONTI en 1963 :

« Il faut que tout change pour que rien ne change »

Résultat : l’Assemblée nationale n’a dégagé aucune majorité et… l’ancienne présidente a été « reconduite ». Quant au nouveau gouvernement, il est composé, pour l’essentiel, de macronistes !

Le constat de Michel

Notre nouveau premier ministre, Michel BARNIER, a traditionnellement prononcé sa déclaration de politique générale, devant l’Assemblée nationale, lundi.

Pendant 1 heure, 22 minutes et 56 secondes (pas une de plus 😉), il a exposé les grandes lignes de sa feuille de route. Dans celle-ci, retenons ce qu’il a dit en rapport avec notre situation économique.

Il s’est engagé à réduire le déficit public de la France à 5 % du PIB en 2025, avec une trajectoire qui doit permettre de « revenir sous le plafond de 3 % en 2029 ».

Il confirme que : « La véritable épée de Damoclès, c’est notre dette financière colossale […] qui, si l’on n’y prend garde, placera notre pays au bord du précipice ».

C’est presque du HOUPHOUËT-BOIGNY : « Nous étions au bord d’un gouffre, nous avons fait un grand pas en avant… » 😂😂😂.

Puis, vient l’implacable constat de « vérité » :

  • « Le premier remède à la dette, c’est la réduction des dépenses. En 2025, les deux tiers de l’effort de redressement viendront donc de la réduction des dépenses. Réduire les dépenses, c’est renoncer à l’argent magique, à l’illusion du tout gratuit, à la tentation de tout subventionner ».

Que prévoit-il donc, pour réduire les dépenses ? À vrai dire, pas grand-chose de précis, quoi que… notre « docteur Mimi » a évoqué un « remède d’ordre fiscal », en le justifiant ainsi : « La situation de nos comptes demande un effort ciblé, limité dans le temps, un effort partagé dans une exigence de justice fiscale ».

Des pistes d’économie

Ce doit être mon côté « Gaulois réfractaire », à moins que ce ne soit mon autre côté… « complotiste », mais, à mon avis, un « remède d’ordre fiscal », n’est pas une réduction de dépense.

À moins que, comme le disait le commissaire BOUREL (que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaitre), à la conclusion de ses enquêtes : « Bon Dieu, mais c’est bien sûr ».

Je viens de comprendre le raisonnement de « l’ami Michel ». Une augmentation de mes d’impôts génère une réduction de mes dépenses … pour être en mesure de payer mes impôts ! Il s’agit donc bien d’une réduction des dépenses … des contribuables. C Q F D 👍.

Puis-je, modestement, suggérer une piste de réflexion à notre cher premier ministre. Et si nous réduisions le nombre de « machins » de notre cher pays ? Prenons l’exemple des autorités administratives, ou publiques, indépendantes (AAI ou API). Comment, vous ne connaissez pas les AAI ni les API ?

  • « Les AAI et les API sont des institutions en charge de la régulation d’un secteur d’activité. Elles peuvent aussi être chargées de protéger les droits des citoyens. Elles peuvent, selon leur fonction, détenir un pouvoir : 
      • De recommandation. Exemple de la Commission nationale de l’informatique et des libertés( CNIL) ;
      • De décision individuelle. Exemple de l’autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) qui désigne les directeurs des chaînes de télévision publique ;
      • De règlementation et de sanction. Exemple de l’autorité des marchés financiers (AMF)».

Elles ne se distinguent que par leur statut : l’API a la personnalité morale et est responsable alors que l’AAI n’a pas de personnalité morale, c’est l’État qui se trouve responsable. Vous avez dit « responsables » ? 😂.

Un rapport du Sénat du 15 juin 2006, soulève un point, amusant :

  • « La multiplication des autorités administratives indépendantes peut aboutir à remettre en cause la légitimité de l’action administrative traditionnelle ».

Dans sa grande sagesse, le législateur, par la loi n° 2017-55 du 20 janvier 2017, a ramené le nombre des AAI et API, de 40 à 26, dont la liste figure en annexe de la loi.

Suppression, suppression !

Comme le démontre fort justement le docteur Nicole DELÉPINE (brevetée complotiste) : « au moins 40 Mds € pourraient être dégagés » en … dégageant certaines agences inutiles, dont les agences régionales de santé (ARS) dont elle dénonce les errements.

Quelle est la réelle utilité de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), alors qu’elle demande, dans son rapport 2020 :

  • « À être dotée d’un pouvoir de sanction en cas de non-dépôt de déclaration.
  • Une redéfinition de la prise d’illégale d’intérêt
  • Une clarification des critères d’identification des lobbies ». ?

Quel est le poids de la CNIL, face à la bureaucratie bruxelloise qui vend nos données de santé à l’étranger ?

Quel est l’efficacité de l’AMF, pour la défense des intérêts des épargnants, quand elle consacre un conflit d’intérêts flagrant, du conseil en investissement financier ?

Nous le constatons à la Page 2 de sa brochure « Les conseils en investissements financiers (CIF) » :

  • « Les conseillers en investissements financiers peuvent cumuler le statut de CIF avec ceux d’intermédiaire en assurance (IA) et d’intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement (IOBSP)».

Plus clairement exprimé, le « conseiller » fait votre bilan patrimonial, puis vous propose des produits financiers adaptés… qu’il vous vend, en tant qu’intermédiaire de banque !!!

C’est comme si votre médecin de famille, après vous avoir examiné puis rédigé son ordonnance… se transformait en pharmacien, pour vous vendre les médicaments qu’il vient de vous prescrire. Re !!!

Cher « premier ministre Michel », je t’assure qu’il y a des « Z’économies » à faire, en supprimant certaines AAI et API et ainsi atteindre ton objectif « de la réduction des dépenses ».

 

« Face au monde qui change, il vaut mieux penser le changement que changer le pansement »
(Francis Blanche)

 

Chers lecteurs, prenez soin de vous. Je vous aime et vous salue.

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