Dormez tranquille, les banques vont bien !

24 Oct, 2024 | 0 commentaires

INTRODUCTION

Regardons les choses en face, notre monde occidental se meurt.
Mon propos n’est pas de vous faire peur, mais de vous préparer.
Car quand on comprend les choses, on peut mieux les gérer.
Il est des raisons d’espérer le meilleur, mettons-y notre énergie.
C’est à chacun de nous, de bien diriger le bateau de sa vie.

« Si vous avez la tête dans le sable, vous avez le cul en l’air »
(Proverbe états-unien)

POURQUOI IL FAUT VOUS DÉBANCARISER

Parmi les nombreuses publications de « la vieille Dame », autrement dit, de notre chère Banque de France (BdF), un récent bulletin a attiré mon attention. Il est titré : « Résolution des crises bancaires : où en est l’Europe ? ». Pas moins de 14 pages pour nous rassurer. Ça commence fort, très fort, comme chez Saint Yorre  :

  • « L’Union européenne a échappé à la série de défaillances bancaires qui ont ébranlé la Suisse et les États‑Unis au printemps 2023 [ … ] Depuis sa création en 2014, le régime européen de résolution, pilier de l’Union bancaire, a fait ses preuves».

Ce document s’articule en deux parties : dans la première, sont rappelés les moyens mis en place pour gérer les défaillances bancaires au niveau européen. En premier lieu, c’est la garantie des dépôts des clients, à hauteur de 100 000 .

En second lieu, c’est la mise en place d’un mécanisme dit de « résolution », destiné à préserver la stabilité financière et la continuité des services bancaires. Celui-ci « règle le partage des pertes, entre les investisseurs, les clients et la société » (comprenez, l’état).

Le mécanisme est harmonisé au niveau européen. Un établissement bancaire « peut être déclaré défaillant s’il subit des pertes épuisant ses fonds propres ou s’il n’est plus en mesure de s’acquitter de ses dettes à l’échéance ».

Le renflouement, dit « interne » fait perdre aux actionnaires et créanciers, tout ou partie des sommes qu’ils ont déposées et/ou investies dans la banque qui est placée en résolution, selon un ordre prédéfini :

C’est le moment de vous rappeler que « votre argent » en dépôt à la banque … ne vous appartient pas, en application des dispositions des articles L 311-1 et L 312-2 du code monétaire et financier.

Retenez aussi que, si vous n’êtes pas le premier impacté, en tant que « déposant/créancier », vous êtes bien dans la liste de « ceux qui vont payer » … théoriquement, au-delà des 100 000 € garantis, évoqués précédemment.

Vous imaginez bien que si j’ai écrit « théoriquement », ce n’est pas par hasard 😉. En effet, je vous ai maintes fois expliqué la réalité qui se cache derrière ce fameux dépôt de garantie… une illusion ! 😰.

La seconde partie du bulletin de la BdF, fait le bilan des dix années d’existence de ces mécanismes européens. C’est l’occasion de rappeler qu’en 2017, l’État italien a apporté des fonds propres, à titre préventif, à deux banques italiennes Monte dei Paschi di Sienaet Banca Carige.

Le document rapporte que le mécanisme de la résolution « a fait ses preuves dans la zone euro, en Pologne ou encore au Danemark, lorsqu’elle a été préférée aux procédures nationales ».

Il pointe aussi : « De nouveaux risques de défaillance émergent, qui poussent également les autorités à se préparer à des combinaisons nouvelles de l’ensemble des instruments à leur disposition : risque géopolitique, climatique et cyber ».

Enfin et c’est à mes yeux, le plus important, ce document reconnait que « la pièce manquante du mécanisme européen de résolution, est le problème de liquidité » ! je vous recommande de lire, très AT TEN TI VE MENT, les quelques paragraphes du document que je reproduis ci-après. Les surlignements sont de mon fait :

  • « Risque emblématique et fait majeur de l’histoire des crises bancaires, les paniques de déposants prennent un visage nouveau à l’ère du numérique : les messages viraux sur les réseaux sociaux et les fermetures de comptes en ligne ont ainsi remplacé la course au guichet et les files d’attente des épargnants. La vitesse de retrait des dépôts observée aux États‑Unis et en Suisse au printemps 2023 illustre l’importance de la liquidité dans la gestion des crises bancaires. Le renflouement interne pallie les problèmes de solvabilité, mais une banque solvable peut être momentanément à court de liquidité pour rendre aux déposants leur argent.
  • Les besoins de liquidité des plus grandes banques européennes lors d’une résolution pourraient dépasser 150 milliards d’euros (Infelise et al., 2022), soit la somme des ressources du Fonds de résolution unique (environ 80 milliards d’euros) et de sa ligne de crédit au Mécanisme européen de stabilité (68 milliards d’euros).
  • Seule la banque centrale pourrait y répondre. Ainsi, la réussite de la gestion d’une crise peut, en dernier recours, reposer sur un soutien public
  • La France compte à ce jour six établissements bancaires importants, qui pourraient être placés en résolution en cas de difficulté : BNP Paribas, BPCE, groupe Crédit Agricole, La Banque postale, groupe Crédit Mutuel et Société Générale ».

Bref, vous l’avez compris : notre système bancaire européen est solide, puisque c’est la banque de France qui l’écrit. Vous pouvez « dormir sur vos deux oreilles » 🙃.

Vous, je ne sais pas, mais moi, j’ai essayé … je n’y arrive pas 😂😂😂. Au fait, où en êtes-vous de votre débancarisation ?

« Plus l’effondrement d’un empire est proche, plus ses lois sont folles »
(Cicéron

Chers lecteurs, prenez soin de vous et de vos comptes en banques. Je vous aime et vous salue.

POUR ALLER PLUS LOIN ET AGIR

 Vous prenez conscience de la gravité de la situation actuelle et vous aimeriez bien éviter les évènements chaotiques qui se profilent.
Les rendez-vous d’Hubert vous permettent de bénéficier de mon expérience, pour anticiper et exploiter au mieux, l’évolution de la situation.
Véritables guides pratiques, les rendez-vous d’Hubert vous permettent de comprendre ce qui se passe réellement et de prendre les meilleures décisions.

Mots clés : Faillite de banque, FGDR

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

LETTRE D’INFORMATION


DERNIERS BILLETS MIS EN LIGNE


Certificats d’économie d’énergie : vous avez dit économie ?

Certificats d’économie d’énergie : vous avez dit économie ?

Le dispositif des certificats d’économies d’énergie (CEE), créé en 2005 pour inciter à la maîtrise de la consommation énergétique, est dénoncé comme complexe, opaque et coûteux. La Cour des comptes juge ses résultats difficiles à mesurer et entachés d’un fort effet d’aubaine. Financé hors budget de l’État, son coût — environ 5,3 milliards d’euros par an — est répercuté sur les factures des ménages et des entreprises. Ce mécanisme ferait ainsi peser directement sur les consommateurs le financement de la politique énergétique.

Laizinjeccions : on peut débattre de tout, sauf des chiffres !

Laizinjeccions : on peut débattre de tout, sauf des chiffres !

Une étude de l’AIMSIB analysant les données officielles de 28 pays européens pour explorer les corrélations entre mortalité toutes causes confondues et injections anti-Covid. Les auteurs y affirment que les corrélations positives…

Banques et assurances françaises ? Tout va bien !

Banques et assurances françaises ? Tout va bien !

Le système bancaire français reste globalement solide fin 2024, malgré une légère hausse du risque de crédit, surtout pour les PME et la consommation. Les assureurs affichent une collecte en hausse et un marché en croissance, mais leur ratio de solvabilité recule et leurs placements, très majoritairement en valeurs mobilières, interrogent sur leur résilience réelle.

Le changement climatique n’est pas catastrophique. Si c’est Bill qui le dit !

Le changement climatique n’est pas catastrophique. Si c’est Bill qui le dit !

évolution des discours sur le changement climatique : certains dirigeants comme António Guterres appellent toujours à agir, tandis que d’autres figures – Ted Nordhaus, Bill Gates ou certains rapports scientifiques récents – nuancent ou revoient leurs positions sur l’impact du CO₂ et les scénarios catastrophistes. Le texte s’interroge enfin sur les enjeux économiques liés aux marchés du carbone et appelle à passer à l’action.

Énergie électrique : entre volonté politique et effets secondaires !

Énergie électrique : entre volonté politique et effets secondaires !

La transition électrique portée par des choix politiques dissimule des coûts réels : dépendance au lithium, extraction polluante, recyclage des batteries et enjeux géopolitiques. Le succès écologique affiché du véhicule électrique cache des externalités stratégiques et environnementales majeures.

SOCIAL