Stabilité financière : tout va bien, sauf si…

28 Mai, 2024 | 0 commentaires

INTRODUCTION 

Notre quotidien se déroule, avec ses hauts et ses bas. Notre monde s’écroule, beaucoup ne le voient pas.
Prenons du recul et une fois tout cela compris, s’ouvre pour chacun de nous, une nouvelle vie.
Retrouvons l’Être que nous sommes vraiment. Ici et maintenant, vivons-le pleinement.
Rayonnons notre puissance d’amour, elle est inépuisable.

« Ce que tu donnes est à toi pour toujours. Ce que tu gardes est perdu à jamais »
(Proverbe Soufi)

STABILITÉ FINANCIÈRE ? QUELLE STABILITÉ FINANCIÈRE ?

Le 16 mai dernier, la banque centrale européenne (BCE) a publié sa revue semestrielle consacrée à la stabilité financière. Ce sont 131 pages, uniquement en anglais, pour nous dire à quoi nous attendre.

Dans son introduction, le vice-président de la BCE, Luis de GUINDOS, résume parfaitement la situation :

Ça commence plutôt bien :

  • « Les conditions de stabilité financière se sont améliorées depuis la dernière édition. Le risque à court terme d’une profonde récession accompagné par la hausse du chômage, une source d’inquiétude majeure il y a six mois, est bien inférieur du point de vue actuel».

Puis le réalisme de la situation géopolitique mondiale s’impose :

  • « Dans le même temps, les tensions géopolitiques constituent une source de risque non seulement pour l’euro, pour la zone euro, mais aussi la stabilité financière mondiale.

Il est clair que la BCE redoute les résultats de la prochaine élection européenne, de même que les incertitudes relatives au futur président des États-Unis d’Amérique :

  • L’incertitude politique demeure élevée dans le monde au cours d’une année marquée par tant d’élections majeures.
  • Dans un tel environnement, les risques de mauvaises surprises économiques et financières sont élevés, et les perspectives de risque pour la stabilité financière de la zone euro restent donc fragiles.

C’est évidemment « logique », mais « l’ami Luis » n’évoque pas le séisme qui va toucher l’Euro et le Dollar, du fait des réactions aux sanctions économiques, prises contre la Fédération de Russie.

En effet, la stabilité économique de la zone euro sera impactée par le mouvement de dédollarisation initié par les BRICS+ et qui s’étend aux pays du sud global (les trois quarts de la population mondiale !). Il préfère se concentrer sur le seul marché intérieur de l’Europe :

  • Jusqu’à présent, les bilans des ménages et des entreprises ont fait preuve de résilience à travers ce cycle de taux d’intérêt, tandis que les banques de la zone euro ont bien résisté aux chocs».

De même, il pointe les États, dont les finances publiques « restent vulnérables aux surprises de croissance négative » et les risques de « dérapage budgétaire ».

Enfin, le vice-président de la BCE reste « modeste » quant aux effets à venir, de ses actions :

  • « Cela ne devrait pas inciter à l’autosatisfaction, car des poches de vulnérabilité subsistent ».

Bref, son analyse : au niveau de la zone euro, la stabilité financière est sous contrôle, mais elle reste fragile. À mon sens, cette stabilité est totalement artificielle, car nous vivons dans un monde de dettes. Elles ne pourront pas être remboursées. En revanche, nos gouvernants le savent bien et l’histoire le montre, elles pourront être effacées … par une guerre sur le sol européen !

La BCE ne pouvant éviter « la déstabilisation de la stabilité financière », qui vient du reste du monde, il ne lui reste plus, pour « montrer ses muscles », que faire preuve d’autorité, au niveau des pays d’Europe.

Le 29 avril dernier, je vous relatais le rififi qui agite le petit monde financier hexagonal. Pour le résumer : nos chers parlementaires, dans une proposition de loi, souhaitent modifier la composition du haut conseil de la stabilité financière (HCSF)… afin de pouvoir influer sur ses décisions.

Mais… la BCE ne l’entend pas de cette oreille… si tenté que cette institution ait des oreilles 😊. Dans l’avis CON/2024/11 du 26 avril 2024, elle déplore que :

  • « les autorités françaises n’ont pas consulté la BCE sur la proposition de loi à la date d’adoption du présent avis».

Elle fait savoir, en termes choisis, qu’il n’est pas de son goût, de modifier les règles de gouvernances actuelles de notre HCSF :

  • « la BCE invite le législateur français à poursuivre sa réflexion sur la meilleure manière de conserver l’équilibre des pouvoirs et des responsabilités au sein du HCSF».

Non, mais, c’est qui le patron ?

« L’individu est handicapé de se retrouver face à une conspiration si monstrueuse
qu’il ne peut croire qu’elle existe »
(John Edgar Hoover)

Chers lecteurs, prenez soin de vous. Je vous aime et vous salue.

 

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Mots clés : HCSF

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