Partons saintement au Brésil du XVIIIe siècle.

28 Déc, 2022 | 0 commentaires

Introduction

La musique a beaucoup d’effets bénéfiques sur la nature, les animaux, mais aussi sur les humains. Qu’on l’écoute ou la pratique, en solo ou en groupe, celle-ci nous fait incontestablement du bien.

Elle permet au plus grand nombre « d’entendre » ce qu’il ne peut encore « voir ». Grâce à la musique, l’homme ressent davantage sa filiation avec les Dévas (l’intelligence de la nature). Cette prise de conscience marque une importante étape dans l’évolution de l’humanité.

Même les étoiles chantent. La musique a la capacité de nous entrainer dans sa danse et d’agir sur tout notre corps. Elle nous rappelle que nous avons « d’autres dimensions » et que nous ne faisons qu’un, car tous reliés « au grand tout ».

 

La musique de la semaine

µ Notre découverte de dix-neuf instruments, anciens ou peu connus, que nous avons commencée le 13 juillet dernier s’est achevée la semaine dernière, 21 décembre. J’espère que cette revue, non exhaustive, a donné et/ou donnera envie à chacun de vous, « d’aller plus loin » dans l’exploration des musiques que nous ont laissé tellement de merveilleux compositeurs, au cours des siècles.

La musique est un excellent moyen de nous projeter dans des dimensions qui nous permettent de retrouver l’Être que nous sommes vraiment. Celui qui passera sereinement la période « compliquée » qui s’annonce.

Pour terminer en apothéose cette année 2022, j’ai plaisir à partager avec vous, un genre qui souvent rebute le mélomane en herbe : la musique sacrée. J’ai choisi de prendre des chemins de traverse en sélectionnant spécialement à votre intention un compositeur brésilien du XVIIIe siècle, en la personne de Manoel Dias de Oliveira. Il est né entre 1735 et 1738, à Tiradentes, au Brésil.

La légende dit qu’une fois, le père Francisco da Piedade l’entendit, enfant, chanter des extraits d’une œuvre du compositeur français Josquin des Prez alors qu’il jouait avec des fourmis. Impressionné, le prêtre l’invite à rejoindre la chorale de la cathédrale de Santo Antônio, où il étudie le solfège, le contrepoint et l’orgue .

En même temps qu’il dirigeait la musique des confréries locales, il était également membre du Tiers-Ordre de San Francisco. il a reçu le titre de capitaine de la cavalerie à pied de la reine Dona Maria I. C’est le titre le plus élevé qu’une personne à la peau foncée puisse recevoir. Ses œuvres sont jouées dans les églises de la région de Tiradentes, puis de São José del Rei. Il est mort à Tiradentes le 19 aout 1813.

L’œuvre que je vous propose est son Te Deum en Sol pour quatre voix et orchestre. Elle est interprétée par l’ensemble brésilien TURICUM. Il se compose de chanteurs et d’instrumentistes qui s’appuient sur les découvertes de la pratique historique de l’interprétation et joue donc sur des instruments d’époque.

Installez-vous confortablement et laissez-vous surprendre pendant 17 minutes et 20 secondes. Vous serez conquis, j’en sur sûr.

Puisse cette divine musique et la pureté de voix des solistes, vous faire éprouver le bonheur intense qui est le mien, chaque fois que j’écoute cette œuvre.

Chers lecteurs mélomanes, je vous aime et vous salue.

Mots clés : Musique

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