Cultivons-nous : obtentions végétales, quèsaco?

26 Avr, 2021 | 0 commentaires

Pendant que nous sommes si aimablement priés de fixer notre attention sur le « Corona-emberlificotus », il s’en passe des choses, et des pas tristes, quoi que ☹ ☹ ☹. Il nous appartient d’être vigilants, car de toute part et dans le plus grand silence des médias de grand chemin, toutes les richesses de la terre sont en cours d’appropriation par quelques-uns…

Prenons l’exemple des « obtentions végétales ». Ce vocable ne vous dit peut-être pas grand-chose et pourtant, c’est de la variété de notre alimentation dont il s’agit.

L’article L 623-2 du code de la propriété intellectuelle nous précise que : « C’est une variété végétale qui se distingue nettement de toute autre variété, qui est homogène et qui demeure stable ».

Plus éclairant est l’article L 623-4 du même code, qui dispose :

« Toute obtention végétale peut faire l’objet d’un titre appelé ” certificat d’obtention végétale ” qui confère à son titulaire un droit exclusif de produire, reproduire, conditionner aux fins de la reproduction ou de la multiplication, offrir à la vente, vendre ou commercialiser sous toute autre forme, exporter, importer ou détenir à l’une de ces fins du matériel de reproduction ou de multiplication de la variété protégée ».

Vous l’avez compris, c’est le véritable scandale de l’appropriation de la multitude de variétés des semences, afin de contrôler ce marché gigantesque. Avec l’aimable concours… bien sûr, totalement désintéressé, des gouvernements,  c’est le trio des grands semenciers qu’est BAYER qui a absorbé MONSANTO, DuPontDow et SYNGENTA, qui sont à la manœuvre. Je vous ai relaté à de nombreuses reprises la véritable guerre (une de plus) que nous livre cette oligarchie mondialiste.

En effet, grâce à la mise en place d’une législation « sur mesure », ces groupes ont le monopole de la commercialisation des semences dont ils obtiennent le brevet. Celles-ci sont stériles, obligeant ainsi les récoltants à s’approvisionner chaque année. Résultat : 75 % des aliments de la planète proviennent de seulement 12 espèces végétales.

Tout cela est parfaitement organisé. Depuis 1961, une organisation intergouvernementale qui a son siège à Genève a été créée. Il s’agit de l’union internationale pour la protection des obtentions végétales (UPOV).

« Sa mission consiste à mettre en place et à promouvoir un système efficace de protection des variétés végétales afin d’encourager l’obtention de variétés, dans l’intérêt de tous. La Convention UPOV fournit la base aux membres de l’Union pour encourager l’amélioration des plantes en octroyant aux obtenteurs de nouvelles variétés végétales un droit de propriété intellectuelle : le droit d’obtenteur ».

Tout est dit. Leur objectif est clair : éradiquer l’agriculture indépendante, l’éroder ou la déshabiliter pour la soumettre à la volonté des gros agriculteurs et des firmes semencières et d’intrants. Ces firmes considèrent l’agriculture indépendante comme un adversaire indésirable. C’est pour cela qu’elles criminalisent les techniques et les pratiques des communautés paysannes.

Depuis 30 ans, une organisation internationale (GRAIN) composée de quatorze personnes représentant douze nationalités réparties sur cinq continents, soutiens la lutte des paysans et des mouvements sociaux pour renforcer le contrôle des communautés sur des systèmes alimentaires fondés sur la biodiversité.

On dirait David face à Goliath… vous connaissez la fin de cette histoire… c’est David qui a gagné. Souvenez-vous que c’est la somme de nos petits engagements personnels, qui changera notre destin collectif.

« En toute chose, c’est la fin qui est essentielle »

(Aristote)

Chers lecteurs, je vous aime et vous salue.

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