Vers une économie où l’homme n’est pas un moyen mais un but

10 Mar, 2021 | 0 commentaires

Je souhaite ici, vous apporter une pluralité de sources d’information pour sortir enfin de la sclérosante « pensée unique ». Je m’autorise donc à citer des auteurs dont je ne partage pas forcément les thèses ou de points de vue quand je juge intéressant de les mentionner pour élargir la compréhension d’un sujet. Cette approche nous permet de découvrir les « règles du jeu » qui nous sont si soigneusement cachées. Nous sommes alors en mesure de comprendre les mutations de notre société et pouvons dès lors, en tirer tout le positif.

Étant parfaitement conscient que les avis et positions que j’exprime sont l’expression de « ma vérité » au moment de leur rédaction, je vous donne l’accès à mes propres sources, afin que vous soyez en mesure d’avoir une appréciation éventuellement différente de la mienne et ainsi construire VOTRE vérité. La seule qui vaille à mes yeux.

Comme je le répète inlassablement : « Ne croyez pas un mot de ce que j’écris ici, vérifiez-le ».

Chers lecteurs, je vous propose aujourd’hui une très amusante devinette. Vous allez partager, au cours de votre lecture, des constats d’une grande lucidité ainsi que des propositions d’actions tout autant positives que réalistes.

J’ai extrait ces quelques phrases d’un discours qu’une personnalité politique a prononcé lors d’une récente réunion réalisée en visioconférence, « Corona-distancius » oblige. Je vous laisse le soin, au fil de votre lecture, de deviner de qui il s’agit et surtout, à quelle occasion ce discours fut tenu.

À mon sens, cette personnalité fait preuve d’une grande sagesse ainsi que de pragmatisme, aussi bien dans son constat de la situation actuelle du monde, que dans les grandes lignes du monde de demain qu’elle nous propose.

Mais de qui donc peut-il bien s’agir ? Lisez, chers lecteurs, lisez jusqu’au bout et profitez de ce moment de positive attitude :

 

« Nous assistons à une crise des modèles et des outils de développement économique antérieurs. La stratification sociale s’intensifie, tant au niveau mondial que dans les différents pays. Nous en avons déjà parlé. Mais cela entraîne à son tour une forte polarisation de l’opinion publique, provoque la croissance du populisme, du radicalisme de droite et de gauche et d’autres extrêmes, aggrave et exacerbe les processus politiques internes, y compris dans les pays leaders.

Les institutions internationales s’affaiblissent, les conflits régionaux se multiplient et le système de sécurité mondial se dégrade.

Comme on le sait, l’incapacité et le manque de volonté de résoudre en substance de tels problèmes au XXe siècle ont conduit à la catastrophe de la Seconde Guerre mondiale.

Bien sûr, un tel conflit mondial « brûlant » est désormais, je l’espère, impossible, en principe. Je l’espère vraiment. Cela signifierait la fin de la civilisation. Mais, là encore, la situation peut évoluer de manière imprévisible et incontrôlable.

La mondialisation et la croissance intérieure ont entraîné une forte reprise dans les pays en développement, permettant à plus d’un milliard de personnes de sortir de la pauvreté.

Néanmoins, la question principale, dont la réponse permet dans une large mesure de comprendre les problèmes actuels, est de savoir quelle était la nature de cette croissance mondiale, qui en a le plus profité.

Cette intégration dans l’économie mondiale n’a pas seulement eu pour résultat des emplois et des recettes d’exportation. Mais aussi des coûts sociaux. Y compris un écart important dans les revenus des citoyens.

Quand il s’agit des bénéfices des entreprises, qui en profite ? La réponse est connue, elle est évidente : un pour cent de la population.

Et que s’est-il passé dans la vie du reste des gens ? Au cours des 30 dernières années, dans certains pays développés, le revenu de plus de la moitié des citoyens en termes réels a stagné, n’a pas augmenté. Mais le coût de l’éducation et des services de santé a augmenté. Et savez-vous de combien ? Trois fois.

Comme je l’ai dit, la pandémie de coronavirus n’a fait qu’exacerber ces problèmes. L’année dernière, la chute de l’économie mondiale a été la plus importante depuis la Seconde Guerre mondiale.

L’écart croissant entre l’économie « réelle » et « virtuelle » est une menace réelle, porteuse de chocs graves et imprévisibles.

Les géants technologiques modernes et, surtout, numériques ont commencé à jouer un rôle de plus en plus important dans la société. Et ce ne sont plus des géants économiques quelconques. Dans certains domaines, ils sont en concurrence de facto avec les États.

Dans quelle mesure un tel monopole correspond-il exactement à l’intérêt public ? Où se situe la limite entre le succès des entreprises mondiales, les services et les prestations demandés, la consolidation des données personnelles et les tentatives de gérer grossièrement, à sa guise, la société, de se substituer aux institutions démocratiques légitimes, en fait, d’usurper ou de limiter le droit naturel des gens à décider eux-mêmes comment vivre, quoi choisir, quelle position exprimer librement ?

Je voudrais répéter ma thèse : la cause fondamentale de l’insoutenabilité du développement mondial est, dans une large mesure, l’accumulation des problèmes socio-économiques.

Il est absolument clair que le monde ne peut pas s’engager sur la voie de la construction d’une économie qui fonctionne pour un million de personnes ou même un « milliard doré ». C’est tout simplement une position destructrice. Un tel modèle est par définition non viable. Les événements récents, notamment les crises migratoires, l’ont confirmé une fois de plus.


Il importe maintenant de passer d’une déclaration générale à l’action, de diriger les ressources et les efforts réels pour parvenir à la fois à la réduction des inégalités sociales au sein des différents pays et à la convergence progressive du niveau de développement économique des différents pays et régions de la planète. Il n’y aura alors pas de crise migratoire.

Je vais ici présenter quatre grandes priorités.

Premièrement. Une personne doit avoir un environnement de vie confortable. Il s’agit du logement et des infrastructures accessibles : transport, énergie, services publics. Et, bien sûr, le bien-être environnemental, il ne doit jamais être oublié.


Deuxièmement. Une personne doit être sûre qu’elle aura un emploi, qui lui procurera un revenu en constante augmentation et, par conséquent, un niveau de vie décent. Elle devrait avoir accès à des mécanismes efficaces d’apprentissage tout au long de la vie, aujourd’hui c’est absolument nécessaire, lui permettant de développer et de construire sa carrière, et après son achèvement d’obtenir une retraite et un « paquet social » décents.


Troisièmement. Une personne doit être sûre qu’elle recevra des soins médicaux efficaces et de qualité lorsqu’elle en aura besoin, que le système de soins de santé lui garantit en tout cas l’accès à un niveau moderne de services.


Quatrièmement. Quel que soit le revenu familial, les enfants doivent avoir la possibilité de recevoir une éducation décente et de réaliser leur potentiel. Chaque enfant a ce potentiel.

C’est la seule façon de garantir le développement le plus efficace de l’économie moderne. Une économie où l’homme n’est pas un moyen, mais un but. Et seuls les pays qui pourront progresser dans ces quatre domaines (ils ne sont pas exhaustifs, je n’ai dit que l’essentiel), mais seuls les pays qui pourront progresser au moins dans ces quatre domaines, assureront un développement durable et inclusif.

De toute évidence, l’ère associée aux tentatives de construction d’un ordre mondial centralisé et unipolaire, cette époque est révolue. En fait, elle n’a même pas encore commencé. Seule une tentative a été faite dans ce sens. Mais cela aussi est passé. Un tel monopole était tout simplement intrinsèquement contraire à la diversité culturelle et historique de notre civilisation.

Il est bien sûr important d’utiliser des formats d’interaction nouveaux et supplémentaires. Je fais ici référence au phénomène du multilatéralisme.

Ce n’est qu’ensemble que nous pourrons progresser dans la résolution de problèmes aussi graves que le réchauffement climatique, la déforestation, la perte de biodiversité, l’augmentation des déchets, la pollution des océans par les plastiques, etc., et trouver le meilleur équilibre entre les intérêts du développement économique et la préservation de l’environnement pour les générations actuelles et futures.

Il est très important d’évaluer honnêtement la situation, de se concentrer non pas sur des problèmes mondiaux imaginaires, mais bien réels, d’éliminer les déséquilibres qui sont d’une importance capitale pour l’ensemble de la communauté internationale. Et alors, j’en suis sûr, nous pourrons réussir, relever les défis de la troisième décennie du XXIe siècle avec dignité ».

 

Qu’avez-vous ressenti, à la lecture de ces lignes ? Partagez-vous mon enthousiasme pour ce qui est de ces deux phrases, qui me semblent capitales :

  • Une économie où l’homme n’est pas un moyen, mais un but.
  • De toute évidence, l’ère associée aux tentatives de construction d’un ordre mondial centralisé et unipolaire, cette époque est révolue.

Je les traduis ainsi : nous devons aller vers davantage de spiritualité et c’est la fin de la tentative de contrôle du monde par l’oligarchie mondialiste ☺☺☺.

Ceux d’entre vous qui me lisent depuis longtemps savent parfaitement que ce sont là des thèses que je ne cesse de démontrer depuis la naissance de ce blog en avril 2012.

Mais qui a prononcé ce discours ? Et à quelle occasion ? Patience, chers lecteurs, patience.

Je vous mets sur la voie avec cet indice : cette personnalité nous est très souvent présentée comme quelqu’un qui ne pense qu’à l’hégémonie de son pays sur le monde et qui réduit au silence ou assassine ses opposants. Non ce n’est pas MBS, autrement dit Mohammed Ben Salmane, le prince héritier d’Arabie Saoudite !!!

Un dernier indice : ses intimes l’appellent « Vlad ». Non ce n’est pas Vladimir COSMA, notre célèbre compositeur de musique. Ce n’est pas non plus Vladimir HOROWITZ, non moins célèbre pianiste. Encore moins Vladimir Ilitch OULIANOV, qui a renversé le tsar de toutes les Russies. Bravo, vous avez reconnu Vladimir Vladimirovitch POUTINE, le président de la Fédération de Russie.

Il est plus que temps de regarder le monde et les hommes politiques, autrement qu’avec le prisme de nos « Z’amis Z’américains ». Sincèrement, si je vous avais révélé l’auteur des propos précédent dès le début de ce billet, l’auriez-vous lu jusqu’au bout ? Ne les auriez-vous pas analysés avec quelques préjugés ?

Voici la totalité de ce discours qu’il a prononcé… le 27 janvier 2021au forum économique mondial de Davos. Sa dernière intervention à cet événement annuel remonte à l’année 2009. C’est peu dire de son importance et de son décalage avec « l’esprit de Davos ».

Il fallait un homme de cette trempe pour oser pareil discours dans l’enceinte de l’oligarchie mondialiste. Ce que « John Barron » n’a pas réussi dans son pays… quoi que ? Il se pourrait que l’histoire ne soit pas finie !!! « Vlado le magnifique » est en bonne voie pour le réaliser.

« Réfléchir c’est difficile, c’est pourquoi la plupart des gens jugent »

(Carl Gustav Jung) 

Chers lecteurs, je vous aime et vous salue.

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