Chers lecteurs, je vais vous faire une confidence « surprenante » : mon petit doigt gauche me parle !!!
Il faut vous préciser que je suis gaucher et fier de l’être, comme : Léonard de Vinci, Nikola Tesla, Ludwig van Beethoven…
Comme tous les parents le savent… un petit doigt, ça parle. Ça chuchote même à l’oreille des parents, les bêtises que font parfois les enfants sages.
Figurez-vous que mon petit doigt gauche ne cesse de me rapporter, à sa manière, ce qu’il retient des péripéties du monde.
Comme vous allez le constater, il est même doté d’une certaine clairsentience. Dernier détail, je l’appelle affectueusement Madri.
Coucou, les amis, c’est Madri 😀. Je me réjouis de voir que vous allez bien. Il est vrai que je le souhaite si ardemment et avec tant d’amour, qu’il ne peut en être autrement.
Un produit financier particulier…
Un article publié cet été, dans une revue financière grand public, m’amène à une réflexion plus profonde, voire philosophique, que je vais partager avec vous.
Il est titré : « NASDAQ, MSCI World… Qu’est-ce que les ETF synthétiques (et pourquoi ils font débat) ».
La journaliste y décrit succinctement le mécanisme des ETF synthétique, et se focalise, de façon parfaitement justifiée, sur la présence de ce produit, dans le cadre d’un PEA.
Reprenons, à la manière d’un petit doigt gauche, ce sujet, d’abord techniquement.
L’autorité des marchés financiers (AMF) nous décrit ainsi l’ETF :
– « Un ETF (Exchange Traded Fund), parfois appelé tracker, est un fonds indiciel coté dont l’objectif est de reproduire l’évolution d’un indice (ou parfois d’une devise ou d’une matière première).
En achetant un ETF, un épargnant s’expose aux variations à la hausse ou à la baisse d’un indice sans avoir besoin d’acheter tous les titres qui le composent. Un ETF peut être acheté ou vendu en bourse tout au long de la journée de cotation, comme des actions classiques ».
Dans un document beaucoup plus complet et destiné aux épargnants, intitulé : « Ce qu’il faut savoir sur les ETF avant d’investir », elle nous précise la différence entre ETF et ETF synthétiques :
– « Un ETF à réplication physique investit directement dans les actions ou les obligations qui composent son indice de référence. Cette réplication peut être totale ou partielle, en fonction du nombre de titres qui composent l’indice.
– Un ETF à réplication synthétique ne détient pas directement les titres qui composent son indice de référence. Il passe un contrat financier d’échange de performance (un swap) avec un autre établissement financier (une banque généralement) qui, lui, détient les titres ».
Cela étant précisé, venons à la question de l’intégration d’ETF synthétiques dans un PEA.
Quelque peut « pas à sa place »
Le plan d’épargne en action (PEA) est un produit financier créé par la loi n°92-666 du 16 juillet 1992. C’est une enveloppe particulière (OPCVM) qui bénéficie d’un avantage fiscal. Il doit être alimenté, au moins à 75 %, avec des actions de sociétés françaises.
La loi n° 2002-1575 du 30 décembre 2002, de finances pour 2003, modifie son régime. Les titres de sociétés ayant leur siège en France, ou dans un autre État membre de la Communauté européenne, sont éligibles au PEA.
Dans les années 2000, c’est un autre élargissement, avec la possibilité qu’un ETF suive un indice mondial, sans que les actions elles-mêmes soient directement détenues dans le PEA. Puis c’est l’ouverture du PEA aux ETF synthétiques.
Résumons tout cela :
– Un « ETF à réplication synthétique » qui détient réellement un panier d’actions européennes satisfait le seuil de 75 %.
– Puis il conclut un contrat d’échange de performances (swap) avec une banque : en lui cédant la performance de son panier européen.
– Il reçoit en échange, la performance de l’indice cible, par exemple, un indice américain ( MSCI World, S&P 500, Nasdaq 100, etc.).
Comme le dénonce, fort justement, la journaliste, ce mécanisme (autant légal qu’acrobatique), pose une question de fond.
L’esprit initial de financement direct d’entreprises françaises, n’est-il pas dévoyé par des montages qui enrichissent les intermédiaires financiers, présents dans ces opérations ?
D’ailleurs, le ministère des Finances s’est ému des particularités de ce montage et a décidé d’y mettre fin, dans le cadre de la loi de finances pour 2027. Aussitôt, c’est une levée de boucliers du lobby bancaire.
Pensez donc, plus de sept millions de PEA représentant environ cent vingt-six milliards d’euros, dont un nombre (important, mais inconnu) contient des ETF synthétiques, ça représente un montant de commission non négligeable 😉.
Comme Hubert vous l’a déjà montré : « Ce que banquier veut, banquier a ». Le ministre des comptes publics, Davis AMIEL, a, finalement, déclaré sur X :
– « Le gouvernement ne proposera pas de mesure visant à exclure les ETF swappés du plan d’épargne en actions. Les Français peuvent continuer à investir, comme aujourd’hui, dans les indices les plus diversifiés » 😂😂😂 .
L’esprit initial de la bourse
Avec les ETF synthétiques, nous sommes bien loin de l’esprit initial de la bourse, qui était d’apporter une partie de son épargne à une entreprise, pour l’aider dans son développement.
Le monde bancaire a, dans la durée, conforté son rôle de « profiteur de guerre », dans le domaine du financement des entreprises. Dans bien des cas, ce n’est pas la réussite de l’entrepreneur qui dicte ses décisions, mais l’atteinte des « ratios de profits » à respecter.
Le pire, est que « la banque » a réussi à entraîner une partie du grand public, en « l’appâtant » avec quelques profits, issus d’opérations boursières.
Celui-ci n’est absolument pas conscient que certains des arbitrages faits par les traders de sa banque amènent des entreprises au dépôt de bilan (potentiellement celle où il travaille).
Conclusion
Prenez, chers amis humains, pleinement conscience qu’en tant qu’investisseur en bourse, vous avez une responsabilité, directe, dans l’harmonieux développement et la pérennité des entreprises, dont vous demandez un meilleur rendement de ses actions.
Merci, cher Madri, pour cette « remise de l’église au milieu du village ». À bientôt pour de nouvelles confidences.
D’ici là, chers lecteurs, prenez grand soin de votre corps et de votre esprit.
Je vous aime et vous salue.
« Si seulement nous avions été solidaires contre la menace commune,
nous aurions pu facilement la vaincre.
Alors, pourquoi ne l’avons-nous pas fait ?
Nous n’aimions pas assez la liberté.
De plus, nous n’avions pas conscience de la situation réelle…
Nous avons purement et simplement mérité tout ce qui s’est passé par la suite. »
(Alexandre Soljenitsyne)







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