Chers lecteurs, je vais vous faire une confidence « surprenante » : mon petit doigt gauche me parle !!!
Il faut vous préciser que je suis gaucher et fier de l’être, comme : Léonard de Vinci, Nikola Tesla, Ludwig van Beethoven…
Comme tous les parents le savent… un petit doigt, ça parle. Ça chuchote même à l’oreille des parents, les bêtises que font parfois les enfants sages.
Figurez-vous que mon petit doigt gauche ne cesse de me rapporter, à sa manière, ce qu’il retient des péripéties du monde.
Comme vous allez le constater, il est même doté d’une certaine clairsentience. Dernier détail, je l’appelle affectueusement Madri.
Coucou, les amis, c’est Madri 😀. Je me réjouis de voir que vous allez bien. Il est vrai que je le souhaite si ardemment et avec tant d’amour, qu’il ne peut en être autrement.
C’est qui le chef ?
L’égo des responsables politiques, tout autant que ceux de la haute finance, ne cesse de nous d’amuser. Lorsqu’ils arrivent à un haut degré de pouvoir, ces personnes ont horreur qu’une autre tente de devenir « calife à la place du calife », tel le célèbre Iznogoud de René GOSCINNY.
Prenons l’exemple récent qui oppose deux personnages à la notoriété certaine, au niveau européen : Ursula von der LEYEN et Mario DRAGHI.
La première, honneur aux dames, après une longue carrière politique en Allemagne, est actuellement présidente de la Commission européenne, depuis 2019. Sa dernière désignation s’est produite dans des conditions « hors norme ».
Le second, après des études en économie, à Rome; puis au Massachusetts Institute of Technology (MIT) à Boston, se retrouve à enseigner l’économie et la politique monétaire dans de prestigieuses universités italiennes.
Fort de cette expérience, il devient, de 1991 à 2001, directeur général du ministère du Trésor public italien, chargé des privatisations. Ensuite, il commence une carrière dans le monde de la haute finance :
– De 2002 à 2005, il est vice-président en charge de l’Europe à la banque Goldman Sachs,
– De 2006 à 2011, il est gouverneur de la Banque d’Italie,
– De 2011 à 2019, il est président de la banque centrale européenne,
– De février 2021 à juillet 2022, il est Premier ministre d’Italie,
Le sujet de la discorde
À l’automne 2023, « l’amie Ursula » charge « l’ami Mario » d’élaborer un programme de renforcement de la compétitivité de l’Europe. Le 9 septembre 2024, le rapport est remis officiellement à la présidente de la commission.
Ce rapport de près de 400 pages présente 383 recommandations, visant à inverser la baisse de productivité de l’Europe et à combler l’écart de compétitivité avec les États-Unis et la Chine.
Un an après, le Conseil européen pour l’innovation politique (EPIC) publie le tout premier audit de la mise en œuvre du « rapport Draghi ». Seules 43 recommandations (11,2%) ont été intégralement mises en œuvre. Seulement 77 (20,1%) le sont partiellement. Ce sont 176 (46,0%) qui restent « en cours ».et 87 (22,7%) qui n’ont pas encore été traitées.
Le 18 février 2025, Mario DRAGHI se présente alors devant le Parlement européen à Strasbourg. Son réquisitoire est sévère :
« Ma préoccupation n’est pas que nous nous retrouvions soudainement pauvres et inféodés aux autres. C’est qu’avec le temps, nous deviendrons inexorablement moins prospères, moins égaux, moins sûrs et, par conséquent, moins libres de choisir notre destinée ».
Une réaction… suivie d’une autre
Bis repetita placent. Le 12 février 2026, lors d’une séance de travail du conseil européen, alors que Von der LEYEN a précisé : « Je présenterai la feuille de route du marché unique en mars »… il déclare : « Depuis la présentation du rapport sur la compétitivité, l’environnement économique s’est dégradé ».
Voyant que la bureaucratie bruxelloise, sous « l’impulsion » de la présidente de la commission « n’avance pas », et qu’il y a urgence à mettre en œuvre la totalité de de ses recommandations,DRAGHI prend une initiative.
Le 24 août 2026, il fonde un groupe qui rassemble environ 55 économistes, entrepreneurs, dirigeants d’entreprises, universitaires et anciens décideurs politiques, le « RHINE GROUP », pour concrétiser les recommandations de son rapport.
Cette initiative n’est pas du goût de « la LEYEN », ni de sa cohorte de fonctionnaires, qui ont peur « qu’une réussite de l’Europe » leur échappe. Ils entendent garder le contrôle de leur « Golden boy » !
Conclusion
Cela semble être la « marque de fabrique » de votre monde politique, à tous les niveaux. Pour lui, mieux vaut « tuer dans l’œuf » une initiative, si bénéfique soit-elle pour la collectivité, si elle n’est pas issue et contrôlée par « le sérail ». Rassure-toi, GOSCINNY, Iznogoud n’est pas mort 😉.
Merci, cher Madri, pour cette analyse fort instructive. À bientôt pour de nouvelles confidences.
D’ici là, chers lecteurs, prenez grand soin de votre corps et de votre esprit.
Je vous aime et vous salue.
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