Probatio diabolica Kezako ?

29 Avr, 2026 | 0 commentaires

Introduction

Chers lecteurs, je vais vous faire une confidence « surprenante » : mon petit doigt gauche me parle !!!

Il faut vous préciser que je suis gaucher et fier de l’être, comme :  Léonard de Vinci, Nikola Tesla, Ludwig van Beethoven…

Comme tous les parents le savent… un petit doigt, ça parle. Ça chuchote même à l’oreille des parents, les bêtises que font parfois les enfants sages.

Figurez-vous que mon petit doigt gauche ne cesse de me rapporter, à sa manière, ce qu’il retient des péripéties du monde. Comme vous allez le constater, il est même doté d’une certaine clairsentience. Dernier détail, je l’appelle affectueusement Madri.

 

Coucou, les amis, c’est Madri 😀. Je me réjouis de voir que vous allez bien. Il est vrai que je le souhaite si ardemment et avec tant d’amour, qu’il ne peut en être autrement 😍.

Quelques précisions juridiques

Que les juristes chevronnés pardonnent le petit doigt gauche que je suis, je vais rester simple. La locution latine Probatio diabolica, signifie « la preuve diabolique », autrement dit, la preuve impossible à produire.

Elle recouvre des réalités très diverses et ne possède pas de régime juridique uniforme. L’acception contemporaine de la probatio diabolica permet d’englober toute preuve qui est en principe possible, mais dont la réalisation, concrète, est d’une difficulté telle, qu’elle en devient illusoire.

Un coffre-fort à la banque

Quel rapport peut-il y avoir entre la probatio diabolica et un coffre-fort dans une banque ? Comme vous le savez, « le diable se cache dans les détails » et aussi, comme nous allons le voir, parfois dans un coffre à la banque !

Pour beaucoup d’entre vous, la location d’un coffre-fort dans une banque, pour y déposer : des objets de valeurs, des documents confidentiels ou bien des pièces et lingots d’or et d’argent, s’avère être une sécurité.

Pensez-donc, quelle meilleure solution qu’une banque. C’est solide, c’est sûr, bref, la tranquillité, quoi que… dans la vraie vie, parfois, il en va différemment.

C’est une histoire rocambolesque, que nous rapporte une revue grand public, spécialisée dans les choses du patrimoine. La voici résumée.

Madame Germaine PADBOL loue à sa banque, la Société Générale (S G), un coffre-fort et y dépose quelques bijoux de famille.

Le croirez-vous ? Je vous rappelle qu’une banque, c’est du sérieux ! Les bijoux ont disparu du coffre-fort de la Sûreté Générale… pardon, de la Société Générale. Re !

Dans le cadre de la restructuration de ses agences, la banque en ferme certaines, dont celle de « l’amie Germaine ».

Celle-ci est prévenue par la banque, afin de retirer les valeurs de son coffre avant dix jours, faute de quoi, la banque procédera à une ouverture forcée.

Huit mois plus tard, tous les coffres de l’agence sont forcés et vidés, dont celui de G. PADBOL, qui n’avait pas répondu à la banque.

En présence d’un commissaire de justice (ex huissier), inventaire est dressé, des photos sont prises et les bijoux sont mis sous scellés.

Quand G. PADBOL demande à la banque de récupérer ses bijoux… les scellés les contenants ont DIS PA RUS, sans plus d’explications !

Une procédure judiciaire

La Société Générale reconnaît sa responsabilité et s’engage dans un processus d’indemnisation « à l’amiable ». Le juge de la mise en état condamne la Société Générale à payer à Madame PADBOL, la somme de 51 080 euros « à titre de provision à valoir sur l’indemnisation de son préjudice ». Non satisfaite, elle poursuit sa procédure.

Retenez que l’expert, choisi par la banque, n’est pas un expert judiciaire, mais un expert, employé par une société d’expertise, travaillant habituellement avec la Société Générale.

Il n’est, bien évidemment, pas question de mettre en doute la probité de l’expert, mais… il s’avère que la société d’expertise « a relevé des erreurs » dans l’inventaire dressé par le commissaire de justice.

Il ne mentionne pas des boucles d’oreilles en or et un pendentif, pourtant visibles sur les photos. Il mentionne une croix… inexistante sur les clichés !

De plus, G. PADBOL affirme que dix bracelets en or qui étaient dans son coffre, n’apparaissent ni sur les photos, ni sur l’inventaire !

Je vous passe la valeur des bijoux retenue par l’expert, car le sujet n’est pas là. Quelque peu contrariée, Germaine assigne sa banque devant le tribunal judiciaire de Paris.

Fait particulier, vous allez voir qu’il a une importance majeure, ni la banque ni « l’amie Germaine », ne peuvent produire le contrat de location du coffre. Du coup, elle réclame à la Société Générale, un million d’euros.

C’est le plafond de garantie des grands coffres loués à la Société Générale. À défaut, elle demande au moins trois cent cinq mille euros. Cette somme correspond au plafond de garantie des plus petits coffres, en référence aux tarifs de location de la Société Générale.

Le piège se referme

Dans sa décision n° 24/15664 du 17 février 2026, le tribunal judiciaire de Paris fixe le montant du préjudice de G. PADBOL, à 51 080 €, soit la somme fixée initialement.

Il écarte les montants de la garantie contractuelle en matière de location de coffre-fort. Dans l’exposé des motifs de sa décision, la cour précise :

– «  Dès lors que le tribunal n’a pas à pallier la carence de Mme [I] dans l’allégation des faits propres à établir le bien-fondé de sa réclamation, celle-ci ne rapporte pas la preuve du dépôt dans le coffre-fort d’objets ayant une valeur supérieure à celle retenue par l’expert amiable. Son préjudice matériel sera par conséquent fixé à la somme de 51.080 euros ».

Traduit en langage commun, cela signifie que Germaine ne peut pas apporter la preuve de la valeur exacte des bijoux déposés dans le coffre de la banque ( Probatio diabolica), la fameuse preuve impossible à produire. Le juge a donc retenu le montant de la procédure amiable initiale.

Conclusion

Vous connaissez le proverbe : « un petit chez-soi vaut mieux qu’un grand chez les autres ».

En matière de stockage de documents confidentiels, de bijoux et de métaux précieux (or et argent), il en est de même. Certains penseront, oui, mais chez moi, je risque d’être cambriolé. Certes, c’est une possibilité.

Dans les différents numéros de son GUIDE DE SURVIE, « l’ami Hubert » vous explique, précisément, qu’elles sont les parades à ce risque. Et surtout, comment les mettre en œuvre.

Vous y trouverez, aussi, précisément décrites, quelles sont les pièces d’or et d’argent à acheter, en priorité. Le savez-vous ? Elles n’ont pas toutes la même « valeur », dans la vraie vie.

Mieux, c’est une stratégie, complète, pratique et détaillée, qui vous permet de, réellement, protéger votre épargne des nombreux écueils qui se présentent déjà et qui vont s’amplifier, dans les prochaines semaines. Merci qui ?

 

Merci, cher Madri, de nous avoir ainsi indiqué, ce risque méconnu, des coffres-forts en banque. À bientôt pour de nouvelles confidences. Entre-temps, chers lecteurs, prenez grand soin de votre corps et de votre esprit.
Gardez précieusement en mémoire que la personne la plus importante de votre vie, c’est vous. Ce n’est pas ce qu’en pensent les autres.
Aimez-vous et faites-vous confiance, car …
vous le valez bien ! Je vous aime et vous salue.

Mots clés : Coffre-fort

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