L’épargne réglementée qui nous protège… qu’ils disent !

14 Août, 2025 | 0 commentaires

LES CONSEILLEURS SERAIENT-ILS LES PAYEURS ?

Le terme « épargne réglementée » désigne des produits financiers (comptes, livrets) dont les caractéristiques et les conditions de fonctionnement sont encadrées par des dispositions légales et réglementaires qui sont strictement identiques, d’une banque à l’autre.

Ils peuvent présenter tout ou partie des caractéristiques suivantes :

  • Rendement déterminé par l’État de manière discrétionnaire et pouvant être garanti sur une période prédéfinie ;
  • Conditions minimales de dépôts et retraits ;
  • Dispositions fiscales spécifiques (exonération, taxation plus faible que d’autres placements) ;
  • Garantie de l’État ;
  • Emplois des fonds collectés fléchés vers certaines activités,

Il s’agit : du Livret A, du livret Bleu, du livret d’épargne populaire (LEP), du livret de développement durable et solidaire (LDDS), du Livret Jeune, du plan épargne logement (PEL) et du compte épargne logement (CEL).

L’épargne réglementée est gérée par la Caisse des dépôts et consignation (CDC) et par les établissements bancaires. La CDC, via le fonds d’épargne, centralise 60% des encours des livrets A et des LDDS, et la moitié des encours des LEP.

La majeure partie des ressources du livret A et du LDDS gérées par le fonds d’épargne contribue à financer (par la transformation des dépôts en prêt) :

  • les crédits aux petites et moyennes entreprises (PME) ;
  • le logement social ;
  • le secteur public local ;
  • le secteur de la transition écologique ;
  • l’économie sociale et solidaire.

Les sommes gérées par les établissements bancaires sont, quant à elles, employées pour financer la construction de logements, ainsi que l’économie sociale et solidaire.

Le dernier rapport de la banque de France relatif à l’épargne réglementée, fait état d’une collecte exceptionnelle en 2023 de 61,4 milliards d’euros, bien au-dessus du dernier pic à 54,9 milliards en 2012.

Sur les deux principaux livrets, elle se situe à des records historiques : 36 milliards d’euros sur le seul livret A, et 16,6 milliards pour le LEP, « champion olympique » en termes de progression, avec un quasi triplement de la collecte nette par rapport à 2022.

L’encours de l’épargne réglementée est en hausse de 7 % en 2023, après une année 2022 déjà remarquable. Il atteint 935,5 milliards d’euros en décembre 2023, soit 15,1 % du patrimoine financier des ménages.

Au niveau européen, en termes d’encours, la France arrive en deuxième position, juste après l’Allemagne. Rapportée à l’épargne financière des ménages, la part de l’épargne réglementée est plus élevée en Belgique, suivie de la France et de l’Allemagne.

Cet accroissement des flux d’épargne réglementée s’explique, principalement, par un réflexe de précaution des ménages. Cela se produit classiquement en cas de survenance d’une période de forte incertitude.

Un récent rapport de la Cour des comptes relève que, si les livrets d’épargne réglementée offrent aux épargnants les « atouts de sécurité, liquidité, fiscalité avantageuse et rémunération garantie » :

  • « Dans le contexte de taux bas, leur rémunération nette est positive (mais négative en termes réels), ce qui les place à un niveau proche des comptes à terme et de la moyenne des contrats d’assurance vie en euros et à un niveau nettement supérieur à celui des livrets bancaires classiques (hors offres promotionnelles type super livret) ».

C’est dans ce « paysage financier » qu’un magazine économique grand public publie un article consacré au Livret A et à la baisse de son taux, au 1er février prochain.

Le journaliste rapporte, en leur donnant un certain crédit avec un exemple chiffré, les propos de l’ex-directeur général du groupe Caisse des dépôts (CDC) :

  • « Le taux du Livret A va baisser, mais l’inflation a fortement baissé, puisqu’elle est autour de 1%. L’épargne est non seulement protégée, mais elle permet au patrimoine réel d’augmenter ».

Pourtant, un récent document de l’INSEE, relatif aux performances des produits réglementés, ne montre pas un tel optimisme :

C’est pour moi l’occasion de vous rappeler que : « les conseilleurs ne sont pas les payeurs ». De plus, je le répète :

  • « Ne croyez pas un seul mot de ce que je dis ou écris. Vérifiez-le ! ».

C’est pourquoi tous mes écrits comportent de nombreux liens qui vous amènent aux sources que j’utilise pour fonder mes avis et commentaires.

Une fois que vous les aurez consultées, vous pourrez éventuellement avoir des analyses et conclusions différentes des miennes. Cela vous permettra d’avoir un avis É CLAI RÉ. C’est le seul qui vaille, à mes yeux.

« Je ne blâme ni n’approuve, j’observe. »
(Henri Beyle dit Stendhal)

 

Chers lecteurs, prenez soin de vous et de votre épargne. Je vous aime et vous salue.

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