Que sont devenues les fines fleurs, élites de la nation ?

27 Mai, 2024 | 0 commentaires

INTRODUCTION 

Notre quotidien se déroule, avec ses hauts et ses bas. Notre monde s’écroule, beaucoup ne le voient pas.
Prenons du recul et une fois tout cela compris, s’ouvre pour chacun de nous, une nouvelle vie.
Retrouvons l’Être que nous sommes vraiment. Ici et maintenant, vivons-le pleinement.
Rayonnons notre puissance d’amour, elle est inépuisable.

« Ce que tu donnes est à toi pour toujours. Ce que tu gardes est perdu à jamais »
(Proverbe Soufi)

APPRENDRE N’EST PAS TOUJOURS COMPRENDRE

La chanson « Que sont devenues les fleurs ? » est un des nombreux succès de l’inoubliable DALIDA, probablement méconnu par les plus jeunes d’entre vous.

Connaissez-vous l’institut national du service public, alias INSP ? C’est « l’opérateur public français de référence pour le recrutement, la formation initiale et la formation continue des cadres supérieurs et dirigeants de l’État ».

Créé le 1er janvier 2022 par le décret n° 2021-1556 du 1er décembre 2021, il remplace notre célébrissime école nationale d’administration (ENA), qui est dissoute à la même date.

La « mort » de l’ENA est annoncée, lors d’une conférence de presse, par Emmanuel MACRON, le 25 avril 2019 : « pas pour se donner le plaisir de supprimer », mais « pour bâtir quelque chose qui fonctionne mieux ».

Cette argumentation est particulièrement justifiée, quand on se souvient, comme je vous l’ai ainsi conté le 22 octobre 2018, que :

  • « cette école qui forme les futurs gestionnaires du pays, sur un budget de 40,8 millions d’euros en 2017, réussi la « performance » de générer un déficit de 2,8 millions d’euros. Et ce n’est pas la première fois. Si son secrétaire général reconnait « une difficulté financière », il assure avoir pour objectif de rétablir son équilibre budgétaire… en 2020. Comment s’étonner dans ces conditions que le pays, dirigé par « une armada » d’énarques, soit en déficit chronique depuis… 1973».

Voici un autre point qui semble justifier la position de notre cher « Jupiter-Mars ». L’auriez-vous cru ? Comme l’on dit, chez LUSTUCRU 😂. Je sais, elle est facile, mais je n’ai pu me retenir !

Je reprends. Une autre caractéristique de cette école… les revendications et plus particulièrement, celles de la promotion « Léopold-Sédar-Senghor».

En effet, pour la première fois depuis la création de l’école en 1945, cette « promo » s’est illustrée à plusieurs reprises :

  • 132 étudiants sur les 134, rendent public un rapport qui reproche à l’ENA de « dispenser une scolarité au rabais, qui n’est que l’alibi d’un concours de beauté organisé par les divers corps de l’État».
  • Puis ce sont 75 d’entre eux qui déposent un recours devant de conseil d’État, exigeant l’annulation du classement pour « irrégularité des examens». Pour faire bonne mesure, ils réclament la somme globale de 30 euros, au titre de l’article L761-1 du code de justice administrative.

J’allais « oublier » un détail de cette histoire. Parmi les contestataires, figure un certain « Manu ». Devenu célèbre depuis. Il est également connu pour être… le mari de Brigitte 😊.

Dans sa décision n° 297864 du 10 janvier 2007, le Conseil d’État leur donne raison.

  • L’ENA est condamnée à verser une somme globale de 30 euros aux plaignants.
  • Le classement est annulé, mais… cette décision est sans effet sur l’affectation des élèves !!!

Il faut ici préciser les règles du classement de sortie des étudiants de l’ENA. Ils intègrent à leur sortie de l’école différents corps de la fonction publique d’État… en fonction de leur classement.

Les corps les plus prestigieux (Conseil d’État, Inspection générale des finances et Cour des comptes) sont généralement choisis par les 12 premiers. Dans l’argot de l’école, ils « sortent de la botte ».

Plus de la moitié de la promotion, intègre le corps interministériel des administrateurs civils et rejoint les ministères. Les autres élèves rejoignent le corps des conseillers. Quelques-uns rejoignent la mairie de Paris en tant qu’administrateurs.

Les magistrats du Conseil d’État ont considéré que les requérants avaient uniquement contesté le classement et pas l’arrêté d’affectation dans les différents corps de l’administration.

C’est une curieuse erreur faite par ces « Gaulois protestataires ». En effet, il eut été logique et surtout efficace, de demander l’annulation du classement et de l’arrêté qui en écoulait.

À cause de cette véritable « faute », de la part des futures élites de la nation… bien qu’annulé, le classement a conservé tous ses effets sur la carrière des élèves. Elle très différente pour ceux sortis dans la « botte ,» que pour les autres.

Bis repetita placent, le « comité de défense des élèves » de la « promotion Germaine-Tillion », ont déposé un recours, devant le Conseil d’État… contre le classement de sortie de leur promotion.

Cette fois, les plaignants réclament une somme globale de 3 000 euros, au titre de l’article L. 761 1 du code de justice administrative.

Retenez qu’en sept années, le montant demandé à ce titre a été multiplié par cent. Une fameuse inflation !!!

Dans la décision n° 46857, du 12 avril dernier, le Conseil d’État… leur donne raison.

  • L’INSP est condamné à verser la somme globale de 3 000 euros aux plaignants.
  • Le classement est annulé a posteriori, mais… cette décision est sans effet sur l’affectation des élèves !!!

La promotion « Germaine-Tillion , qui a la particularité d’avoir commencé sa scolarité à l’ENA et de la poursuivre à l’INSP ; est la dernière qui bénéficie d’un accès direct aux grands corps. Celui-ci devant être supprimé dans le cadre de la réforme de l’encadrement supérieur de l’État.

Ces élèves n’ont manifestement rien retenu du passé et des erreurs de leurs prédécesseurs. En conséquences, nous serons très bien administrés par ces « serviteurs de l’état » !

« La perfection des moyens et la confusion des buts semblent caractériser notre époque »
(Albert Einstein)

Chers lecteurs, je vous aime et vous salue.

 

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Mots clés : ENA, INSP

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