Ce cher Mozart, qui veut changer la partition

16 Mai, 2024 | 0 commentaires

CASSER LE THERMOMÈTRE… QUAND LA TEMPÉRATURE MONTE !

 Le 25 avril dernier, le mari de Brigitte s’est exprimé, lors d’un discours à la Sorbonne, à propos de l’Europe. Il commençait ainsi :

  • « Sept ans après le discours de la Sorbonne, je souhaitais venir ici, dans ce même lieu, pour renouer le fil de nos accomplissements et parler de notre avenir. Notre avenir européen, mais par définition, l’avenir de la France ; ils sont indissociables».

Bla bla bla… bla bla bla, puis, au trois-quarts de son intervention :

  • « il nous faut, là aussi, réviser l’application telle qu’elle est faite de Bâle et de Solvency. Nous ne pouvons pas être le seul espace économique au monde qui l’applique. Les Américains, qui étaient la source de la crise financière de 2008-2010, ont fait le choix de ne pas l’appliquer à leurs acteurs. Je ne suis pas pour tout enlever, je ne suis pas pour retrouver une culture de l’irresponsabilité financière. Je suis juste pour qu’on remette de la culture de risque dans la gestion de notre épargne».

De quoi parle donc, notre « Mozart de la finance », lorsqu’il cite « Bâle » et « Solvency » ? Le premier de ces mots désigne un cadre relatif à la sécurisation des activités bancaires. Le second est son pendant, pour ce qui est des activités d’assurance ?

À tout saigneur, tout honneur ! Commençons par la banque. En 1974, est créé le «Comité de Bâle pour le contrôle bancaire». Ses réunions ont lieu au siège de la banque des règlements internationaux (BRI), qui est situé… dans la ville suisse de Bâle.

Les fidèles lecteurs de mes écrits connaissent bien la BRI. Elle a pour mission :

  • « de soutenir la quête de stabilité monétaire et financière des banques centrales par le biais de la coopération internationale et d’agir en tant que banque pour les banques centrales ».

C’est pourquoi elle est souvent appelée : la banque centrale des banques centrales.

Elle est un des principaux bras armés de l’oligarchie financière mondialiste apatride ( OFMA). À ce titre, il est important de suivre et décrypter ses interventions sur le monde de la finance.

Le comité de Bâle a pour missions de renforcer la régulation des banques. Son principal objectif est d’assurer la stabilité du système financier, à l’échelle mondiale.

À cet effet, il établit des normes internationales dans le domaine du contrôle prudentiel des banques. Ces documents sont connus sous le nom des « accords de Bâle ».

Pour faire simple, nous en sommes actuellement aux accords de Bâle III, qui imposent : un strict ratio de liquidité, un niveau élevé de fonds propres et une limitation de l’effet de levier financier.

Ce sont justement ces limitations, qui indisposent notre « Wolfgang de l’Élysée ». Il en est de même pour d’autres limites, qui, elles, s’imposent aux sociétés d’assurance.

Elles le sont, dans le cadre de la directive européenne 2009/138/CE du 25 novembre 2009, dite « directive solvabilité 2 », mais le plus souvent nommées : « Solvency ».

C’est l’adaptation des règles imposées aux banquiers par Bâle III, qui faitt suite à Solvabilité 1,  elle a pour but de renforcer et d’harmoniser les règles de solvabilité applicables aux entreprises d’assurances.

Comme je vous l’ai expliqué en détail le 14 janvier 2020, les sociétés d’assurances françaises ont obtenu, le 29 décembre 2019 (pendant la trêve des confiseurs), une modification du code des assurances.

Le nouvel article A132-16-1 dispose :

  • « Par dérogation aux affectations prévues au premier alinéa de l’article A. 132-16 et dans des situations exceptionnelles, la provision pour participation aux bénéfices peut être reprise après autorisation de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution ».

En clair, il permet aux assureurs, bien sûr dans des cas exceptionnels, d’affecter à leurs propres comptes, bien sûr, de manière temporaire : 8 ans… la provision pour participation aux bénéfices (PPB), qui, je le rappelle, appartient aux assurés. Cela représente quand même 55 milliards d’euros !

Manifestement, « l’ami Manu » veut aller plus loin, afin de : « retrouver une culture de l’irresponsabilité financière ». Je renouvelle mes avertissements : débancarisez-vous et sortez de l’assurance vie. Il sera bientôt trop tard pour pouvoir le faire.

« L’ancien s’effondre, les temps changent, une nouvelle vie éclot au milieu des ruines »
(Friedrich Schiller)

Chers lecteurs, je vous aime et vous salue.

 

 

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