L’irrésistible ascension … des BRICS.

2 Déc, 2022 | 0 commentaires

Introduction.

Chers lecteurs, nous vivons une époque pleine de promesses, celle du dévoilement. En observant la confusion qui règne dans tous les domaines, nous constatons que « les masques tombent » et que la Vérité se fait jour. C’est une excellente nouvelle qui nous incite à prendre en main notre destin.

Je n’ai aucunement la prétention d’égaler le génie de Pierre DAC et de ses petites annonces, parues dans la revue « L’os à moelle » pendant la Seconde Guerre mondiale. Travaillant toujours aussi sérieusement, mais sans me prendre au sérieux, je vous propose d’aborder l’actualité économicopolitique et patrimoniale, de façon plus… légère.

µ La petite annonce du jour :

« Grande puissance mondiale désirant garder l’anonymat, recherche cabinet de conseils confirmé pour la rendre attractive aux yeux des populations mondiales. McKinsey s’abstenir ».

Beaucoup d’entre vous auront reconnu mon « adaptation libre » du titre d’une œuvre célèbre, du non moins célèbre Bertolt BRECHT : « La résistible ascension d’Arturo Ui ». Cette pièce de théâtre, écrite en 1941, décrit l’ascension au pouvoir d’Adolf Hitler, dans l’Allemagne des années 1930. Si l’ascension du « gangster Arturo » était résistible, celle des BRICS n’est pas près de l’être. Rapide retour en arrière.

Comme je vous l’expliquais le 31 janvier 2015 :

  • « c’est en 2001 qu’apparait pour la première cet acronyme anglais, dans le rapport d’un économiste de la banque Goldmann Sachs. Il désigne à l’époque, quatre pays susceptibles de se développer rapidement : le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine. Appelés dédaigneusement « pays émergents » ou encore « pays en voie de développement » par les grandes puissances économiques d’alors, ils ont, pour caractéristique principale, une augmentation rapide de leur croissance».

Cette appellation de « pays émergents », quelque peu dédaigneuse, de la part d’un « Goldmann-boy »… est persistante. En novembre 2015, l’institut d’études politiques, plus connu sous l’appellation de « Sciences Po », évoque ainsi les BRICS :

  • « Les BRICS : chronique d’une mort annoncée… mais sans cesse reportée. Le scepticisme vis-à-vis des pays émergents se porte bien en Occident, alors que les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) sont, en un sens, nés à l’Ouest : Goldman Sachs n’est-il pas à l’origine de ce sigle ? Il est vrai que bien des pays de cette coalition traversent une zone de turbulence économique qui a même plongé la Russie dans la crise et le Brésil dans la récession […] Partout, la dynamique des années 2000 est remise en cause et la transition qui devait faire des « pays émergents » des « pays émergés » mis en doute, faute, notamment, d’avoir été portée par la construction d’institutions et la définition de procédures, voire de normes, propres à transformer l’essai».

Contrairement à cet « avis autorisé », dès le 30 juin 2014, j’anticipais un développement des BRICS, auxquels je pensais judicieux que l’Europe se rapproche :

  • « Il est encore temps pour elle de quitter « le navire US » pour se rapprocher des BRICS, de leur immense marché et de leur dynamique d’avenir, faute de quoi, elle n’aura même pas eu le temps d’exister politiquement. Il est temps pour l’Europe de se poser, honnêtement et objectivement la question : N’avons-nous pas davantage de racines, d’histoire et d’intérêts, avec la Russie qu’avec les États-Unis d’Amérique?».

Depuis, ce ne sont pas moins de 31 billets que j’ai consacrés aux BRICS et à la montée de leur influence, politique et économique dans le monde. Où en sommes-nous aujourd’hui ?

La « tranquille » montée en puissance des BRICS, en parallèle avec celle de l’organisation de coopération de Shanghai (OCS), a récemment « accélérés ». Les réactions du « monde occidental » (USA-OTAN-UE), à la suite du déclenchement de « l’opération militaire spéciale » (OMS) en Ukraine, par la Fédération de Russie le 24 février dernier, ont fini de convaincre plus de 80% de la population mondiale… de rejoindre les BRICS : l’Iran, l’Argentine, l’Égypte, l’Arabie saoudite, la Turquie. L’Algérie est la dernière en date… avant les prochains !!!

Une preuve, s’il en était besoin, que l’Afrique va jouer un rôle important dans le monde multipolaire de demain… c’est la ville de Bangui, capitale de la République centrafricaine (RCA) qui a été choisie par les BRICS pour abriter son siège en Afrique centrale.

L’émergence du monde multipolaire est en train de « couler » l’hégémonie américaine. C’est à chacun de nous de prendre conscience de ce qu’implique la perte de notre « pré carré africain », sur notre avenir économique, politique et social.

« Gare à celui qui se croit riche en accumulant des promesses venues de personnes qu’il considère comme ses amis »

(proverbe arabe)

Chers lecteurs, africanophiles, je vous aime et vous salue.

Mots clés : BRICS, OCS

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