Pourquoi il faut vous débancariser.

28 Sep, 2021 | 0 commentaires

Introduction

Si nous sommes pris par les « élites » pour les « idiots » que nous sommes devenus, c’est à nous seuls qu’il appartient de ne pas le rester.

Chers nouveaux lecteurs, permettez-moi, en quelques lignes, de « planter le décor ». Pour les plus anciens, vous pouvez passer directement au sujet du jour.

Les évènements que nous subissons et que nous allons encore subir sont annoncés sur ce blog, depuis 2012. Je n’utilise pas de boule de cristal, mais je collecte et recoupe énormément d’informations. Cela me permet d’extraire les plus pertinentes. Ce recul m’amène à formuler des anticipations cohérentes.

Accéder à une masse d’informations souvent payantes, les vérifier, les trier, prends beaucoup de temps. Dans la vie, il n’y a pas de repas gratuit. Mon travail de lanceur d’alertes à un coût et donc un prix. J’offre gratuitement à un large public, un grand nombre de billets qui traitent de l’écume des choses. Pour m’aider à poursuivre ce travail, je ne demande pas de dons et n’ouvre pas de « cagnotte ».

Si vous êtes prêts à regarder en face une réalité, parfois dérangeante, mais toujours porteuse d’espoir, abonnez-vous aux « Rendez-vous d’Hubert ». En plus de bénéficier de solutions pratiques pour affronter sereinement la période compliquée qui est devant nous, ce sera votre manière de m’aider concrètement à améliorer la qualité de mon travail.         

 

Sujet du jour : Débancarisation pour les nuls !!!

µ L’Observatoire européen de la fiscalité (EUTAX Observatory) est un laboratoire de recherche indépendant.  Il a récemment rédigé un rapport de 60 pages, titré : « Les banques européennes ont-elles quitté les paradis fiscaux ? ». Vous imaginez facilement la réponse… NON, elles n’ont pas quitté les paradis fiscaux et ne le feront pas de sitôt.

Ce document apporte des réponses concernant 36 « banques européennes systémiques » situées dans 11 pays européens, sur la période 2014-2020.

  • Les banques objet de l’étude ont réalisé chaque année 20 milliards d’euros de bénéfice dans les paradis fiscaux, soit 14% du total de leurs bénéfices.
  • Leurs marges bénéficiaires sont beaucoup plus élevées dans les paradis fiscaux (52-58%) que celles réalisées dans les « non-paradis» (20-35%).
  • La « productivité» dans les paradis fiscaux est anormalement élevée : 238 000€ par employé, contre environ 65 000€ dans les pays « non paradisiaques ». Cela suggère que les bénéfices comptabilisés dans les paradis fiscaux sont principalement transférés à partir d’autres pays où la production de services a lieu.

Mais au fait, que signifie « banques systémiques » ? Selon notre chère autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), autrement dit « le gendarme » des banquiers et des assureurs, ce sont celles dont :

« la faillite désordonnée, en raison de leur taille, complexité et de leur interconnexion systémique, causerait des troubles importants au système financier dans son ensemble et à l’activité économique ».

Et de nous préciser que, parmi ses nombreuses missions, elle a la lourde tâââche :

« De mettre un terme à la situation d’aléa moral lié à l’existence d’institutions trop grandes (” too big to fail “) ou trop interconnectées pour faire faillite compte tenu des risques qu’elles font courir au secteur financier et à l’économie réelle. En effet, de telles institutions pouvaient espérer un soutien public en cas de difficulté et, de ce fait, être tentées de prendre davantage de risque ».

Un aléa moral. Ah ! Qu’en termes élégants ces choses-là sont dites ! (Coucou, cher Jean-Baptiste).

Je vous traduis tout cela en termes, certes moins élégants, mais beaucoup plus explicites. Les banques systémiques sont celles qui continuent à prendre des paris financiers totalement démesurés … avec l’argent que nous gagnons par notre travail et qu’elle nous oblige à déposer dans leurs établissements. De ce fait, leurs grosses difficultés faillite est certaine, seule la date est encore inconnue !!!

Parmi les 36 banques examinées dans le rapport d’EUTAX Observatory, figurent : BNP Paribas, BPCE, Crédit agricole, Crédit mutuel, Société générale, autrement dit, « le fleuron » de nos banques françaises.

Ces banques qui opèrent dans les paradis fiscaux apparaissent aussi en « très bonne place » dans la liste des banques systémiques mondiales.

Avec une autre approche : l’analyse fine des capitaux propres de nos grandes banques, l’économiste contrariant Jean-Pierre CHEVALIER nous livre un résultat … tout aussi édifiant ☹ ☹ ☹.

Résumons : nos banques cherchent par tous moyens (usage des paradis fiscaux, oubli des ratios prudentiels…) à gagner beaucoup d’argent, NOUS exposant à des risques de ruine, pour les sortir du mauvais pas où ils se mettent

Je vous renouvelle ce conseil désintéressé : débancarisez-vous, avant qu’une partie de « vos sous » ne soit confisquée. Il faudra bien renflouer les banques !!!

« Il faut savoir ce que l’on veut.

Quand on le sait, il faut avoir le courage de le dire.

Quand on le dit, il faut avoir le courage de le faire »
(Georges_Clemenceau)

Chers lecteurs, futur ruiné… ou pas, je vous aime et vous salue.

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

LETTRE D’INFORMATION


DERNIERS BILLETS MIS EN LIGNE


L’immobilier… ça eu payé !

L’immobilier… ça eu payé !

Résumé des enseignements de Jacques Friggit sur l’immobilier en 2026 : malgré des loyers historiquement bas rapportés aux revenus, les prix des logements anciens restent 55 % au-dessus de leur tendance longue, soutenus par l’allongement de la durée des prêts et l’endettement …

Dites-le avec des fleurs… contaminées !

Dites-le avec des fleurs… contaminées !

À l’occasion de la fête des Germaine, cet article alerte sur la forte contamination des fleurs coupées vendues en France par des pesticides, parfois interdits en Europe. Il souligne les risques sanitaires pour les fleuristes et dénonce l’inaction des pouvoirs publics malgré plusieurs alertes et reconnaissances officielles de maladies professionnelles lié…

GUIDE DE SURVIE n° 32 du 14 juin 2026 Géoéconomie Politique

GUIDE DE SURVIE n° 32 du 14 juin 2026 Géoéconomie Politique

Ce numéro du guide propose une analyse alternative des tensions internationales et de leurs répercussions futures. L’auteur y examine l’enlisement du conflit en Ukraine, marqué par l’usage intensif des drones. Il souligne également une crise identitaire en Allemagne, où le réarmement massif s’accompagne d’une fracture politique profonde entre…

Écologie ou bien écologie, il faut choisir !

Écologie ou bien écologie, il faut choisir !

À travers l’exemple du caoutchouc naturel utilisé dans les pneus, cet article met en lumière les conséquences inattendues de la transition vers les véhicules électriques. La hausse de la demande en pneus accélère la déforestation en Asie du Sud-Est pour la culture de l’hévéa, illustrant la complexité des enjeux écologiques et…

Épargne des Français : la grande illusion

Épargne des Français : la grande illusion

Une étude estime que les Français pénalisent le rendement de leur épargne par une trop faible exposition aux actions, contrairement à d’autres pays européens. L’auteur souligne l’aversion persistante des Français au risque et relève un ralentissement récent de la collecte nette en assurance vie, qu’il interprète comme …

GUIDE DE SURVIE n° 32 du 14 juin 2026 Géoéconomie Politique

GUIDE DE SURVIE n° 31 du 7 juin 2026 Spiritualité

Ce numéro du guide propose une réflexion profonde sur la spiritualité et la quête de soi dans un monde en pleine mutation. L’auteur y analyse l’influence éthique du pape Léon XIV face aux enjeux de l’intelligence artificielle et des conflits mondiaux. Il explore l’évolution de la monnaie, dénonçant la dématérialisation financière. L’ouvrage présente la géométrie sacrée, notamment le pentagramme, comme un moyen pratique de p…

SOCIAL