Assurance vie, danger imminent : Quoi faire ?

18 Oct, 2019 | 0 commentaires

INTRODUCTION

Si nous sommes pris par les « Z’élites » pour les imbéciles que nous sommes devenus, c’est à nous seuls qu’il appartient de ne pas le rester. Plus largement informés, nous pouvons tirer le meilleur des évènements, devenir plus forts et ainsi être en mesure d’aider ceux qui veulent progresser dans ce sens.

Le but de ces alertes n’est pas de vous faire peur, mais de vous préparer, car c’est en sachant les choses qu’on peut mieux les gérer. Je m’attache à identifier des évènements « anodins et discrets » qui sont en réalité annonciateurs de plus profonds changements à venir et doivent donc être intégrés dans notre stratégie de « survie » face à l’évolution des désordres actuels.

Bonne lecture.

 

UN MARQUEUR

µ Coup de tonnerre dans le monde de l’assurance. La presse financière nous apprend qu’un des acteurs majeurs de la Bancassurance, le Crédit Mutuel Arkéa, vient de recapitaliser sa filiale d’assurance vie SURAVENIR. Avec 40 223 millions d’euros d’encours, cette société d’assurance est classée treizième parmi les acteurs de la place.

La recapitalisation est d’envergure, un peu plus d’un demi-milliard d’euros, 540 millions exactement. Ce « renflouement massif » est supérieure au bénéfice net de Crédit Mutuel Arkéa qui était de 437 millions d’euros en 2018.

La banque se veut rassurante : « Cette opération est sans impact sur la rentabilité de Suravenir et pour ses clients. L’évolution défavorable des ratios prudentiels ne remet pas en cause la robustesse et la santé économique de Suravenir qui dégage une rentabilité élevée ».

Il est vrai que Crédit Mutuel Arkéa est depuis quelques années en « procédure de divorce » avec la confédération nationale du Crédit Mutuel (CNCM). Guéguerre interne, lutte de pouvoir qui tourne par moment à la bouffonnerie et qui oblige la banque de France à se positionner le 5 février 2018 en précisant : « Les pouvoirs publics exerceront ainsi la plus grande vigilance pour assurer la stabilité du cadre législatif et réglementaire, ainsi que la protection des déposants, et des clients du groupe Crédit Mutuel ».

En parlant de écrivant bouffonnerie et sans vouloir « tirer sur l’ambulance », il me revient en mémoire qu’en avril 2015, une agence de Loire atlantique du Crédit Mutuel (faisant partie du groupement Arkéa) avait, tenez-vous bien…. « égaré » 357 pièces d’or d’un de ces clients ☹ ☹ ☹. Si ce « conte à dormir debout » ne dit pas s’ils avaient choisi le Crédit Mutuel après avoir vu son slogan publicitaire

Cette « belle histoire » nous indique avec quels « sérieux et professionnalisme » la banque conserve les biens que ses clients déposent dans leurs coffres.

L’explication de la banque pour la perte des 357 pièces est «surréaliste : « Au cours de travaux, elles ont été transférées dans la caisse régionale, et confondues avec les autres pièces de la banque. On a même tenté de reconstituer un lot de pièces identiques pour leur remettre devant un notaire. ». Oui mais combien ? L’inventaire aurait été bâclé… ».

Quant à l’indemnisation du préjudice, Ouest France nous précise que : « La banque a proposé aux deux héritiers de leur rendre l’équivalent en numéraire. Le lot estimé à 2 300 € en 2007 en vaudrait aujourd’hui 5 400 €, le cours de l’or ayant grimpé. « L’expert évalue des pièces selon le cours de la bourse à 182 € alors que, curieusement, les mêmes sont vendues le même jour à 290 € sur eBay », s’est étonné Maître LOVAERT, l’avocate des plaignants. Elle a réclamé 10 000 € pour la perte de chance, et 5 000 € de préjudice moral pour chacun des plaignants. Excessif, a protesté la banque ».

Déposer son or physique dans un coffre à la banque, quelle drôle d’idée !!! A ce propos, je vous précise que dans le N° 1 des « rendez-vous mensuels du CPH », j’ai consacré 8 pages de conseils précis et présenté des solutions pratiques, pour ce qui est de la détention d’or dans son patrimoine. Mais revenons aux périls actuels qui guettent vos contrats d’assurance vie.

Comme je vous vous en ait averti dans mon alerte du 30 septembre 2019, le haut conseil à la stabilité financière (HCSF), c’est-à-dire l’autorité chargée d’exercer la surveillance du système financier dans son ensemble, constate : « le maintien global de risques significatifs pour la stabilité financière. La dynamique de l’endettement du secteur privé non financier se poursuit. De même, les risques sur les marchés financiers dans un contexte de valorisation élevée des actifs(notamment actions et obligations)persistent, tandis que la baisse des taux longs intervenue cet été, en zone euro et au niveau mondial, a renforcé le risque en termes de profitabilité et de gestion actif-passif pour les institutions financières ».

Cet avertissement est bien réel. La preuve en est que le journal financier spécialisé « L’AGEFI » pointe la faiblesse financière des bancassureurs dans son ensemble : « Suravenir paie sans doute son manque de diversification et les rendements généreux de ses fonds euros. Les bancassureurs comme Suravenir, Sogecap (filiale de la Société Générale, ndlr) ou Cardif (BNP Paribas, ndlr) ont souvent un ratio de solvabilité assez bas ».

Sogecap, c’est le double d’encours que Suravenir. Quant à Cardif, c’est trois fois plus d’encours, soit 136 637 millions d’euros !!! Ça commence à devoir être pris en compte pour vos réflexions relatives à vos contrats d’assurance vie, ne croyez-vous pas ?

 

DES CONSÉQUENCES

Vous connaissez le dicton : « Jamais deux sans trois ». Vérifions ensemble s’il s’applique aussi en ce qui concerne l’avenir de vos contrats d’assurance vie :

  • Le 27 juin dernier, je vous alerte des risques du système financier français, clairement identifiés par la banque de France… Et de UN.
  • Le 30 septembre de cette même année, je vous informe du constat des risques significatifs pour la stabilité financière, fait par le haut conseil de stabilité financière (HCSF)… Et de DEUX.
  • Aujourd’hui18 octobre 2019, je vous rapporte que le Bancassureur « Crédit Mutuel Arkéa » vient de recapitaliser sa filiale d’assurance vie SURAVENIR… Et de TROIS.

Il ne manque qu’un D’Artagnan pour que « Les trois mousquetaires » soient au complet ? ? ?.

Plus sérieusement, voilà un troisième marqueur fort de l’accélération de la dégradation de l’assurance vie dont vous devez tenir compte dans le cadre de la préservation de votre patrimoine.

Pour ceux d’entre vous qui décident de dépasser ce simple constat et souhaitent agir efficacement et de manière précise, je vous informe que dans le numéro de ce mois d’octobre 2019 des « Rendez-vous mensuels du CPH », je consacre 20 pages d’explications et de conseils pratiques très précis sur ce sujet.

Quelques extraits :

  • « Celui-ci rend l’utilisation de l’assurance vie moins intéressante qu’auparavant pour une détention supérieure à 8 ans pour les gros contrats et beaucoup plus avantageuse pour des rachats à court terme (de 0 à 4 ans)».
  • « Quand vous investissez dans un contrat en UC, la société d’assurance vous communique le montant des frais de gestion « officiels ». Ils sont compris habituellement entre 0,60 et 1,10% par an… MAIS, on ne vous dit pas tout…».
  • « Maintenant que la quasi-totalité des OAT est en territoire négatif, vous comprenez aisément que les « réserves » vont fondre comme neige au soleil».
  • « pensez-vous raisonnable de croire que dans le cas d’un sinistre qui « par bonheur » ne toucherait qu’un seul des leurs, ses confrères concurrents s’empresseraient de prêter 868 millions d’euros ???».
  • « L’évolution des défaillances sur 12 mois diffère selon les secteurs : les secteurs des conseils et services aux entreprises, des transports et des activités financières et d’assurance enregistrent les plus fortes croissances du nombre de défaillances (respectivement +11,4 %, +7,2 % et +5,5 % par rapport à juillet 2018).
  • « Pour chacun de ces régimes, le choix existe entre l’imposition au prélèvement forfaitaire (ancien et nouveau) ou bien l’incorporation des produits des contrats d’assurance vie aux autres revenus du foyer fiscal. Vous suivez toujours ? ».
  • « Votre décision est maintenant prise. Il vous faut la signifier à la société d’assurance dans les formes prévues par la réglementation. Voici le modèle de courrier à envoyer».

 

Chers amis lecteurs, prenez bien soin de vous. Je vous aime et vous salue.

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