Nous pouvons changer les choses

6 Août, 2016 | 0 commentaires

INTRODUCTION 

Notre quotidien se déroule, avec ses hauts et ses bas. Notre monde s’écroule, beaucoup ne le voient pas.
Prenons du recul et une fois tout cela compris, s’ouvre pour chacun de nous, une nouvelle vie.
Retrouvons l’Être que nous sommes vraiment. Ici et maintenant, vivons-le pleinement.
Rayonnons notre puissance d’amour, elle est inépuisable.

« Ce que tu donnes est à toi pour toujours. Ce que tu gardes est perdu à jamais »
(Proverbe Soufi)

Ce que l’on voit :

« Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde », enseignait Gandhi. C’est le principe qu’a appliqué récemment, un sympathique retraité, militant écologiste grenoblois,Raymond AVRILLIER.

Un retour de quelques mois en arrière s’impose. Vous vous souvenez certainement du « bras de fer » de décembre 2014 entre les sociétés d’autoroutes et notre ministre « compétente », Ségolène ROYAL. Elle souhaitait « renégocier les conditions des concessions » et ne pas voir appliquer d’augmentation du prix des péages. Un gel des tarifs a donc été décidé pour 2015. La réaction des sociétés d’autoroute a été immédiate. Le 27 janvier 2015, l’Association des sociétés françaises d’autoroutes (ASFA), dans un communiqué de presse, annonçait le lancement d’une procédure contre l’état (21 recours devant le Conseil d’État), estimant que la suspension de la hausse des péages autoroutiers était une “décision unilatérale qui décrédibilise de façon durable la signature de l’État pour les contrats de partenariat public-privé“.

Il semble, malheureusement, que la signature de l’état s’apparente à un engagement à « géométrie variable » pour nos dirigeants politiques. C’est cette même « élite » qui nous donne des leçons de civisme et qui se gausse devant les caméras, avec notre « état de droit », comme je l’ai déjà dénoncé en mai 2015 au sujet de l’annulation de la vente de nos vedettes « Mistral » à la Russie et encore en juillet dernier au sujet de la « non-Loi » PINEL.

Raymond AVRILLIER a voulu vérifier la teneur de l’accord signé le 9 avril 2015 entre l’état et les sociétés d’autoroutes. En effet, cet accord enterrant « la hache de guerre » brandie jusqu’alors par l’état, il était « intéressant » d’en connaitre les différentes obligations s’imposant à chacun des signataires.

On peut noter qu’à part notre ami Raymond, aucun parlementaire, de quelque parti que ce soit, ni aucun « grand média » ne s’est saisi de cette affaire.

A l’opposé de cette démarche de saine curiosité et de « je veux comprendre », nous vivons actuellement « la déferlante »Pokémon GO . Nul ne peut ignorer ce phénomène de société. En moins d’un mois, ce jeu a été téléchargé, gratuitement plus de 100 millions de fois !!! Les ados….et les moins jeunes se l’arrachent. Un jeu « trop bien » et gratuit, pensez donc, c’est Royal….Non, pas Ségolène !!! Ce jeu est un bon moyen d’oublier « ce printemps pourri » et la crise, AU SSI…commeFélicie !!!

Ce que l’on ne voit pas :

Mais je m’égare. Revenons à notre ami, Raymond AVRILLIER. À travers son histoire récente, laissez-moi vous conter comment, avec un peu de curiosité et surtout beaucoup de persévérance, « nous pouvons changer les choses ».

Créée par la loi n° 78-753 du 17 juillet 1978, la Commission d’Accès aux Documents Administratifs (CADA) est « une autorité administrative indépendante et consultative, chargée de veiller à la liberté d’accès aux documents administratifs ». Cette loi est intégrée dans le « Code des relations entre le public et l’administration ». La France a regroupé une grande partie de ses textes de loi et règlements en plus de 60 codes. Nos parlementaires adooorent « légiférer et codifier à tous va ». Cela leur donne le sentiment d’exister. Encore une de nos « exceptions françaises ».

Les articles L 311-1 et suivants de ce code, définissent l’étendue du droit à communication de nos administrations. Vous avez peut-être déjà vécu la situation dans laquelle votre demande de document à une administration est restée sans suite. C’est précisément dans ce cas-là que vous pouvez saisir la CADA afin de « faire respecter la loi ». Dans son dernierrapport annuel, nous apprenons qu’elle a été saisie 5 041 fois en 2014. On peut y lire aussi qu’elle déplore « qu’il existe un volant structurel et significatif de saisines qui auraient pu être évitées si l’administration avait spontanément appliqué les règles désormais bien établies par la jurisprudence ».

Accrochez-vous et suivez bien le périple : Après avoir demandé vainement au ministre de l’Économie, Emmanuel MACRON, la transmission du fameux accord, notre ami Raymond, toujours aussi déterminé à faire la lumière sur cette affaire, saisit la CADA. Après une demande de celle-ci au ministre restée, elle aussi infructueuse, la CADA rend un avis motivé qui précise « qu’une fois signés, les contrats publics et les documents qui s’y rapportent sont considérés comme des documents administratifs soumis au droit d’accès ». Fort de cet avis, Raymond réitère sa demande au ministre….sans réponse, mais….quelques jours plus tard…..le décret 2015-1044 et le décret 2015-1045 sont publiés au journal officiel. Victoire me direz-vous. Que nenni. Notre ami Raymond se rend vite compte que ces décrets ne comportent pas toutes les pièces du contrat.

Tenace, Raymond fait une nouvelle demande de TOUS les documents au ministre, nouveau refus de celui-ci. Y aurait-il quelques éléments à cacher à un honnête contribuable? Tel un grand sportif, poursuivant ses efforts, Raymond, non, pas POULIDOR , saisi le tribunal administratif de Paris….qui tranche le 13 juillet dernier, estimant qu’il était « fondé à demander leur communication, sans que le ministre puisse opposer une fin de non-recevoir ». Le ministre a trois mois pour s’exécuter. Je renvoie mes lecteurs intéressés par tous les détails de cette affaire à l’excellent travail de fond de la journaliste Martine ORANGE pour MEDIAPART.

Pour « changer les choses », il faut et il suffit : d’être « normalement » curieux et de « ne jamais lâcher l’affaire ». S’il est effectivement « plus confortable » de laisser la plus grande part « du travail » aux autres, il ne faut pas se plaindre et s’étonner si « rien n’avance » dans notre pays.

Dans la vie, il n’y a pas de « repas gratuits ».

Transition aisée pour revenir à notre Pokémon Go. Cette « appli », je vous l’ai dit, est téléchargeable GRA TUI TE MENT sur tous les téléphones mobiles utilisant les plateformes Android et i OS. Pour paraphraser une des célèbres citationsdu regretté Jean YANNE « quand j’entends le mot gratuit, je sais qu’il faut davantage ouvrir mon portefeuille ».

Pourquoi gratuitement ? Quel est l’intérêt des sociétés qui sont à l’origine de ce produit ? Il s’agit quand même de groupes de taille et dont l’influence est mondiale : la société multinationale japonaise NINTENDO et la non moins importante société américaine GOOGLE.

Il est ici question d’un jeu et le phénomène est largement connu. En période de crise, le monde du jeu prospère, qu’il soit d’origine privée ou bien de l’état. Mais en l’occurrence, c’est un jeu d’origine privée, mais surtout, modernité oblige, d’un jeu en « réalité augmentée ». Ce type de « réalité » est le résultat de programmes informatiques qui permettent, en temps réel, la superposition d’un modèle virtuel (en 2 ou 3 dimensions) à la perception que nous avons de la réalité.

Pour faire simple, sur l’écran de votre smartphone, votre Pokémon (objet virtuel) évolue, en temps réel, dans le décor réel de votre environnement du moment. Même les caméras installées dans nos rues (pour notre sécurité bien sûr) n’ont pas ce degré de précision de nos déplacements !!!

Les promoteurs du jeu annoncent fièrement « la couleur »:

–       Voyagez dans le monde réel et le monde virtuel de Pokémon

–       Découvrez des Pokémon dans un nouveau monde : le vôtre ! Pokémon GO est bâti sur la plateforme de jeu en monde réel de Niantic et utilise des lieux réels pour vous encourager à découvrir des Pokémon dans votre région.

–       Dans Pokémon GO, c’est le monde réel qui sera votre environnement !

–       Explorez les villes et les villages de votre région et dans le monde entier pour capturer autant de Pokémon que possible. Vous saurez que vous êtes près d’un Pokémon car votre smartphone se mettra à vibrer. Après avoir rencontré un Pokémon, visez-le avec l’écran tactile de votre smartphone et lancez une Poké Ball pour l’attraper. Gardez un œil sur lui, ou il pourrait s’échapper !

Vous avez dit « fliqué » ??? Et de plus « à l’insu de votre plein gré », comme disait le champion cycliste Richard VIRENQUE.

Là où cela devient « intéressant », c’est quand on apprend que cette société Niantic, une des filiales de GOOGLE, a été fondée et est toujours dirigée par Monsieur John HANKE. Celui-ci est aussi le fondateur de la société KEYHOLE Inc. Qui a été acquise par Google dans le cadre du développement de Google Maps et Google Earth. Vous savez, ces applications qui sont « tellement pratiques ». Avez-vous un avis sur qui d’autre est actionnaire de la société KEYHOLE Inc ? Je vous le dis, la CIA !!!

A ce stade, je devine que certains de mes lecteurs (oh très très peu, mais quand même…) se disent « Ce cher Hubert est devenu un adepte de la théorie du complot ».

La manœuvre est bien connue et tellement employée en cette période de crise économico-politique : On taxe « l’agitateur d’idées » de complotiste et le sujet est clos. C’est tellement plus « pratique », que d’aborder les questions sur le fond.

Que nenni, chers septiques, désolé de ne pas vouloir « rentrer dans le moule », le « style de la maison » est toujours le même : Des faits, rien que des faits. Ce que je viens de vous révéler n’est pas le fruit de mes « mauvaises lectures », c’est la CIA qui l’écrit sur son site. Pour ceux qui ne lisent pas l’anglais, en voici la traduction….. via Google traduction !!! Quand je vous dis que « nous sommes cernés » :

« En février 2003, la société de capital-capitaliste financée par la CIA In-Q-Tel a fait un investissement stratégique dans Keyhole, Inc., un pionnier de la visualisation interactive de terre 3-D et le créateur du riche-mapping système EarthViewer 3D révolutionnaire. CIA a travaillé en étroite collaboration avec d’autres organisations communautaires Intelligence pour adapter les systèmes de Keyhole pour répondre à leurs besoins. Le produit fini a transformé la façon dont les agents du renseignement ont interagi avec l’information géographique et des images de la terre. Les utilisateurs peuvent désormais facilement combiner des ensembles complexes de données et d’images en représentations visuelles claires et réalistes. Les utilisateurs peuvent «voler» de l’espace au niveau de la rue de façon transparente, tout en explorant de manière interactive des couches d’information, y compris les routes, les écoles, les entreprises et la démographie. Dans le secteur privé, cette capacité de survol était si convaincante que les réseaux de télévision multiples utilisés EarthViewer 3D pour voler au-dessus des villes et des paysages irakiens dans les bulletins de nouvelles en utilisant la disposition du public des images satellites. Tout cela acclamé par la suite attiré l’attention de Google Inc., une société de cyber-concentré multinationale, qui a acquis Keyhole en 2004, jetant ainsi les bases pour le développement de Google Earth. ».

Je fais mienne la réflexion de l’écrivain chercheur indépendant, Steven MAC MILLAN, qui a rédigé un article fouillé sur ce sujet. Article traduit et repris par le Saker Francophone:

« Alors que nous avançons dans le XXIe siècle, et que davantage de systèmes algorithmiques avancés sont développés pour traiter le raz-de-marée de données, les agences de renseignement et les gouvernements seront de plus en plus capables de prédire (et de manipuler) le comportement de leurs populations et de celles d’autres pays. »

Pensez-y avant de télécharger l’appli Pokémon Go sur votre smartphone, ou d’autoriser vos enfants à le faire.

Et pour moi, ça change quoi ? :

Les exemples développés dans ce billet sont là pour vous faire prendre conscience qu’avec un peu de curiosité et d’obstination, vous pouvez comprendre « ce qu’on ne voit pas » et par voie de conséquence, vous mettre en situation de « changer les choses » à votre avantage, pour le plus grand bien de tous.

En effet, la première étape de votre responsabilisation est une « curiosité sans limites » alimentée par des informations de sources multiples, ce qui vous permet de prendre le recul indispensable à une véritable réflexion. C’est, en toute modestie, un des objectifs de mes billets.

Vous satisfaire de « l’information » orientée et « pré digérée » des grands médias (presse écrite, radio, télévision), ne vous permettra jamais d’avoir un avis pertinent, construit et étayé. C’est même l’inverse qui est recherché par ces entités.

Pour ce qui est de votre patrimoine, à mon sens, la bonne « utilisation » d’un conseiller patrimonial résulte de l’application de ces quelques principes de bon sens :

–       L’efficace gestion de votre patrimoine dépend directement de VOTRE responsabilité et de l’importance de VOTRE implication.

–       Le rôle que doit jouer votre conseiller, consiste, grâce à ses connaissances et à son expérience, à vous « élargir le champ des possibles » et d’alimenter vos propres réflexions patrimoniales

–       La confiance doit être réciproque, mais, celle-ci n’excluant pas le contrôle, vous devez vérifier par vous-même et aléatoirement, une partie des points développés par votre conseiller.

Ce que voit Alex Andrin

Le pouvoir de changer les choses est à nous.
Pour ce faire, soyons curieux et obstinés.
Posons des questions. Rien ne doit rester tabou.
C’est en restant passif que nous serons ruinés.
Tant de nos certitudes se sont envolées,
Qu’il est temps d’arrêter d’être manipulé.
Gardez confiance, je vous aime et vous salue.

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