Gagnants les Mistrals ?

31 Mai, 2015 | 0 commentaires

INTRODUCTION 

Notre quotidien se déroule, avec ses hauts et ses bas. Notre monde s’écroule, beaucoup ne le voient pas.
Prenons du recul et une fois tout cela compris, s’ouvre pour chacun de nous, une nouvelle vie.
Retrouvons l’Être que nous sommes vraiment. Ici et maintenant, vivons-le pleinement.
Rayonnons notre puissance d’amour, elle est inépuisable.

« Ce que tu donnes est à toi pour toujours. Ce que tu gardes est perdu à jamais »
(Proverbe Soufi)

Ce que l’on voit :

Les plus anciens se souviennent avec nostalgie que « le MISTRAL» était une délicieuse poudre sucrée dans un paquet vert. Ce n’est qu’une fois dégustée cette friandise, en ouvrant le paquet, qu’on pouvait découvrir si le mot « gagnant » était écrit à l’intérieur. Si c’était le cas, on avait droit à un nouveau paquet gratuit.

C’est plus récemment, le 17 juin 2011, que le conseil municipal du Pradet, cette très jolie commune du var, a entériné lacession gratuite du « chemin des clapiers » au bénéfice de la commune.

Ce même 17 juin 2011, sous la présidence de Nicolas SARKOZY, la France et la Russie signent un contrat de 1,2 milliard d’euros prévoyant la construction de deux bâtiments de guerre qui seront réalisés par les industriels français DCNS, STXet les chantiers navals russes OSK. Il s’agit de bâtiments de projection et de commandement (BPC) de type Mistral, qui sont destinés à la marine russe.

Le saviez-vous ?, selon le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), la France, avec 5 % du marché mondial, se classe 3ème exportateur de matériel militaire, à égalité avec l’Allemagne et la Chine, derrière les États-Unis (31 %) et la Russie (27 %).

Le 3 septembre 2014, à la veille d’un sommet de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), l’Élysée fait savoir dans un communiqué, que « les conditions ne sont pas à ce jour réunies» pour la livraison du premier bâtiment (le Vladivostok) à la Russie.

Après les États-Unis, l’Angleterre est le pays qui fait le plus pression sur la France pour que celle-ci ne livre pas les deux bâtiments Mistral. Et pendant ce temps-là…..Un rapport parlementaire britannique, révèle que des armes et de l’équipement militaire continuent bien d’être exportés par le Royaume-Uni vers la Russie pour une valeur globale de 132 millions de livres (167 millions d’euros).

Lors d’une conférence de presse à Paris, le 22 avril 2015, le président HOLLANDE déclare : « Si les bateaux ne sont pas livrés, je ne vois pas comment ils peuvent être payés, c’est un principe assez simple (…) Selon les différentes hypothèses, vous aurez paiement ou remboursement »

Le 5 mai 2015, Le Figaro nous en apprend davantage sur cette affaire, citant un officier de l’armée française « proche du dossier ». Puisque ces navires ne seront pas livrés à la Russie, il est envisagé plusieurs possibilités :

  • Détruire les deux navires, qui pourraient ainsi être sabordés en pleine mer ;
  • L’éventuelle vente des BPC à un autre pays. (parmi les candidats pour le rachat figurent le Canada, l’Égypte et “un des pays nordiques”) ;
  • Intégrer ces bâtiments à la marine nationale française. (c’est difficile, car ceux-ci ont été construits conformément aux exigences russes, et leur adaptation aux standards français risquerait de coûter des millions d’euros).

Le 11 mai 2015, le journal chinois Want China Times nous apprend que « le Dixmude » est arrivé depuis deux jours à Shanghai. Il s’agit de la première visite d’un bateau de la classe Mistral dans un port chinois. La France pourrait vendre à la Chine les deux navires de guerre construits pour la Russie.

Actuellement, les deux Mistrals destinés à la Russie (le Vladivostok et le Sébastopol), sont toujours au port de Saint-Nazaire.

Ce que l’on ne voit pas :

Le 2 octobre 2014, Joe Biden, vice-président des États-Unis, lors d’une conférence devant les étudiants de l’Université Harvard, a déclaré que Washington avait fait des pressions sur les états membres de l’Union européenne, pour qu’ils sanctionnent la Russie : « Il est vrai qu’ils ne voulaient pas le faire, mais nous, États-Unis, nous avons assumé le leadership et le président a insisté là-dessus. Y compris s’il devait mettre l’Europe dans une position inconfortable pour qu’elle agisse et fasse « payer la Russie », malgré le risque de dommages économiques que cela supposait pour l’UE ».

Une preuve supplémentaire, s’il en était besoin, de l’influence de  nos «  zamis zaméricains » sur notre capacité à décider par nous-mêmes de notre politique.

Le 22 avril 2015, le quotidien russe Kommersant, nous apprend que Paris est prêt à rembourser à Moscou près de 785 millions d’euros d’avance déjà perçus. Le Kremlin estime toutefois le préjudice subi par la Russie à près de 1,051 milliard d’euros et refuse tout accord pour une réexportation des navires avant que l’argent ne soit rendu.

Quel que soit le montant dont la France, au final, devra s’acquitter auprès de la Russie, c’est une augmentation significative de notre dette (qui est aujourd’hui égale à 100% de notre PIB) qu’il faudra financer….Par de nouvelles augmentations d’impôts.

Au-delà du montant du remboursement, c’est la crédibilité même de la signature de la France qui est anéantie. Qui osera encore accorder sa confiance à un état qui renie sa signature ? Quel sera l’impact sur les entreprises françaises dans leurs échanges avec leurs clients internationaux ?

Ce type de renoncement n’est-il pas de nature à « inquiéter nos prêteurs » ? Je vous rappelle que la dette de la France est détenue majoritairement par des étrangers. Ces prêteurs inquiets ne seraient-ils pas « tentés » de demander des garanties à notre pays (par exemple..… le « nantissement » de nos contrats d’assurance-vie)? C’est possible, les textes permettant de le faire, existent.

La construction des bâtiments qui est assurée par l’entreprise STX France, sous-traitante de DCNS, à Saint-Nazaire, a permis de créer mille emplois. Jean-Marc Perez, secrétaire adjoint FO, chez STX, a évoqué une réaction « de stupéfaction et de scandale (…) Si l’annonce du président se concluait par l’arrêt de la construction, ce seraient des centaines d’emplois qui seraient mis en difficulté aussi bien chez STX que chez les sous-traitants. C’est inacceptable, intolérable ».

Ce qui est sûr, c’est que « l’inversement de la courbe du chômage » ne sera pas favorisée par cette « abracadabrantesque » histoire.

Ce que voit Alex Andrin

Le pouvoir de changer les choses est à nous.
Pour ce faire, soyons curieux et obstinés.
Posons des questions. Rien ne doit rester tabou.
C’est en restant passif que nous serons ruinés.
Tant de nos certitudes se sont envolées,
Qu’il est temps d’arrêter d’être manipulé.
Gardez confiance, je vous aime et vous salue.

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