SÉRÉNITÉ PATRIMONIALE

SÉRÉNITÉ
PATRIMONIALE

Pour ce qui est du monde :

Le point de vue de de Martin PRESCOTT (notre « cousin » québécois, de la jolie ville de Mirabel) sur l’état réel des USA est particulièrement intéressant car il occupe un poste d’observation privilégié au Canada, par rapport à nous qui regardons l’Amérique comme « nos éternels libérateurs ».

C’est vrais que l’époque s’y prête particulièrement, mais comme je le dis souvent, « il faut raison garder et rester factuel ».

Je vous livre donc quelques-unes de ses observations que j’ai noté comme significatives depuis plusieurs semaines, concernant l’aggravation de la situation réelle des USA.

Elles recoupent parfaitement d’autres de mes sources et notamment celles du Laboratoire Européen d’Anticipation Politique (LEAP) :

–   L’opération en Ukraine a pour but de concentrer les médias sur la guerre (comme en son temps, avec la Lybie et le Koweït).

–   Chicago (2e ville la plus importante des USA au niveau financier, 3e en importance économique) est sur le point de se déclarer en faillite

  • Elle s’est vue dégradé sa notation Baa1, (Junk bond) « de la merde » en bon Québécois, pour excès de sa dette. (elle a triplé dans les 10 dernières années)
  • La dette de la ville est 8 fois plus grande que ce qui est promis à ses fonctionnaires, dans le cadre des fonds de pension
  • Apres Detroit (ex capitale de l’automobile) ça commence à marquer beaucoup d’américains.

–   Phénomène rampant depuis quelques années, beaucoup de fonds de pension et des municipalités (muni bond) se déclarent en faillite, ruinant les retraités et les investisseurs

–   Plus globalement, le chômage est annoncé à 16,3 % alors qu’il y a peu, on était à 16,7%

  • Explication : Le gouvernement élimine de la statistique les gens qui ne cherchent plus d’emploi et qui ne sont plus indemnisés (988 000 personnes en avril 2014).
  • Ils sont présentés par le gouvernement comme étant revenus à l’emploi.

–        Les fusions/acquisitions (type General Electric-Alsthom) sont le signe de désordres économiques avant-coureurs de crise profonde (exemple de 2008).

  • Certaines entreprises devenant de plus en plus grosses viennent effacer le potentiel de beaucoup de petites
    • Exemple : L’achat d’Alstom par GE va fragiliser Siemens et bombardier

–   Annonce officielle que le GDP (équivalent de notre PIB) a augmenté de 0,1% au 1è trimestre, alors que la marge d’erreur est plus grande que 0,1%

–   Effets secondaires de la crise Ukrainienne :

  • Les restrictions imposées aux russes en matière de moyens de payement, les poussent à créer leur propres cartes au dépend des Master Card, Visa, American Express (toutes américaines).
    • C’est, selon l’expression Québécoise « un clou dans le cercueil du dollar américain »
  • Cela va avoir pour effet d’utiliser moins le dollar (comme le fait la Chine) et donc de fait, de dévaluer la devise américaine sur le marché mondial.

La crise Ukrainienne :

Beaucoup d’éléments laissent à penser qu’elle a été montée de toutes pièces pour affaiblir l’Europe et la Russie et maintenir encore quelques temps la suprématie du dollar.

Les résultats probables des « sanctions des américains et de ses alliés» seront un possible enchérissement du prix du gaz pour l’Europe et plus particulièrement pour la France.

Effets secondaires en réaction de la Russie : le déclenchement d’une crise obligataire (parfaitement possible) sous l’œil très intéressé de la Chine.

Pour ce qui est de la France :

Le principal enseignement à tirer du résultat en France, des dernières élections européennes serait, selon le monde médiatico-politique, la « montée du front national ». Il est évident que le choix des chiffres commentés est primordial pour orienter les lecteurs.

inscrits

Quand la formation politique qui fait la meilleure performance, ne représente que10,12% des inscrits sur les listes électorales et que le parti au gouvernement ne représente que 5,69%, sa légitimité peut être mise en doute :

resultats

Le risque, aux yeux de nos prêteurs (ceux qui achètent nos dettes d’état), comme je l’écrivais déjà le 31 octobre 2012, est la perte de crédibilité de nos gouvernants, notamment concernant la capacité à rembourser notre dette.

Perte de crédibilité :

Comme tous les ans, le rapport de la Cour des comptes, paru le 28 mai 2014, est édifiant.

Les termes employés par la Cour, dans nombre de ses 64 analyses (« pavé » de 2 500 pages), relatives au budget de l’état en 2013, sont d’une rare « violence » :

–   Interrogations sur «la qualité et la sincérité des prévisions de recettes fiscales».

–   Ecart entre le surplus de recettes fiscales estimé en loi de finances initiale (LFI) et celui réellement constaté sur l’année 2013, qui varie du simple au double

–   « Doutes » sur la possibilité de réalisation de l’objectif du gouvernement de réduire le déficit public à 3,6% du PIB en 2014

–   « Possible dérapage du déficit public » au-delà de 4,1% dès cette année

–   « Surestimation » de 3 à 6 milliards d’euros des recettes fiscales qui « manquent de prudence »

–   « Rendement nul des mesures nouvelles de lutte contre la fraude fiscale »

  • contrairement à ce qu’annonçait le 22 mai dernier le ministre des finances, Michel SAPIN (elles devaient rapporter 1 Md €)

–   Les analyses de la cour démontrent qu’en «période de faible croissance, l’effort fiscal ne peut suffire pour réduire le déficit budgétaire»

Parallèlement à ce rapport, le Haut conseil des finances publiques, structure adossée à la Cour, a demandé au gouvernement de corriger le « dérapage important» du déficit structurel (hors effets de la conjoncture) de l’ensemble des administrations publiques, qui s’est établi à 3,1% du PIB, au lieu d’une prévision initiale de 1,6% en décembre 2012.

Et pendant ce temps-là, un de nos braves sénateurs interpelle le 9 mai 2014, la ministre de la justice, qui lui répond le 29 mai 2014….quelle rapidité.

Il est vrai que la question ne saurait attendre longtemps une réponse circonstanciée, sur l’important et délicat problème de la conformité du type de reliure des registres des délibérations de nos 36 000 communes.

En doutiez-vous ? Franz KAFKA est bien français !!!

Comment s’étonner du manque de confiance de la population à l’égard de ses hommes politiques ?

Et nos chères banques ? Marie-Anne BARBAT-LAYANI, directrice générale de la fédération bancaire française (FBF) fait du chantage à l’emploi…. C’est vrai que l’on est en période de potentiel renforcement de la réglementation et de la fiscalité s’appliquant aux banques.

J’aborde maintenant avec une extrême prudence (le risque est d’être condamné à une amende de 15 000 €), le « sujet interdit ». Celui de notre chère sécurité sociale française et plus précisément celui de l’assurance maladie.

Qualifiée par certains « d’acquis social majeur que le monde entier nous envie » et par d’autres de « pompe à finance pour des syndicats non représentatifs ».

Savez-vous que par le traité de Maastricht signé le 7 février 1992, la France s’est engagé à ouvrir à la libre concurrence, tous les secteurs non régaliens, auxquels l’assurance maladie appartient.

Force est de constater qu’aujourd’hui, il n’en est rien malgré bien des tentatives. Pourquoi ?

Le « célèbre  trou de la sécu » est toujours là, béant, malgré la création de diverses taxes (les fameux prélèvements sociaux) qui ne cessent d’augmenter.

Le dernier rapport de septembre 2013 sur les résultats de 2012 et les prévisions pour 2013-2014 de la sécurité sociale, constate un déficit officiel de 19,2 Mds €.

Comme je l’ai déjà écrit, ce déficit n’est pas comptabilisé dans les chiffres du déficit de la France (dans le strict respect des critères de Maastricht).

Et nos sous, dans tout ça ?

Dans un document du 24 avril 2012, le FMI explique pourquoi et comment les banques devront être sauvées par les déposants (sous forme de confiscation de nos dépôts) plutôt que par les états.

Ne me dites pas, encore, que c’est impossible.

Lorsqu’en avril 2012, j’écrivais la probabilité de ce type d’évènement, certains d’entre vous me disaient aussi « c’est impossible ».

Ce qui s’est passé à Chypre en juillet 2013 : ponction de 47,5% sur les dépôts de plus de 100.000 Euros à la Bank of Cyprus, a montré que si, c’est possible.

D’ailleurs, tous les états ont pris des dispositions réglementaires pour, en cas de besoin, immédiatement pouvoir ponctionner nos comptes. Je vous renvoie à mes différents écrits sur le sujet.

Le raisonnement du FMI est puissant autant qu’imparable :

–   Pour faire face aux prochaines faillites, les banques seront sauvées par les actionnaires et les déposants (NOUS) plutôt que par les contribuables (encore NOUS, mais en tant qu’état)

  • C’est ce que l’on appelle le « bail in ».

–   Comme il y a plus de déposant que de contribuables, la charge de chacun sera plus faible et donc mieux supportée

Alors que la seule et vraie question à poser est : pourquoi devrait-on encore sauver les banques ?

J’ai déjà et à plusieurs reprises, développé le fait que l’argent que nous avons sur notre compte à la banque ne nous appartient juridiquement pas. Nous avons juste un titre de créance sur la banque.

La seule question est : QUAND ET DE COMBIEN SERONT-NOUS PONCTIONNES ?

Je ne sais pas répondre précisément, mais la période actuelle est particulièrement dangereuse. Peut-être la classe politique arrivera, encore une fois à faire illusion mais cela lui devient de plus en plus difficile.

Le comité chargé de fixer chaque jour le prix de l’argent, a annoncé le 14 mai 2014, qu’il cesserait ce fixing le 14 août prochain. Affaire à suivre.

Cette information est à rapprocher de ce qui se passe sur les cours de l’or.

En effet, il « semblerait » que l’indice de référence de l’or au niveau mondial a été manipulé pendant une décennie par les grandes banques qui supervisent le taux de référence de l’or (la Barclays, la Deutsche Bank, la Banque de Nouvelle-Écosse, HSBC Holdings et la Société Générale)

Courant mai 2014, une amende de 32,2 M € est infligé à la banque Barclays, pour « contrôle déficient de la procédure de fixation des cours de l’or »

Je vous renvoie à mes nombreux écrits sur l’or et l’intérêt d’en avoir dans son patrimoine.

 

 

Il devient indispensable que l’humanité formule un nouveau mode de pensée si elle veut survivre et atteindre un plan plus élevé

(Albert EINSTEIN)