LE MOMENT DÉTENTE DE LA SEMAINE
La harpe est probablement le plus ancien instrument à cordes de la civilisation. Son existence daterait des environs de 3.500 avant Jésus-Christ.
Depuis ses origines, la harpe était un instrument sacré qui permettait aux prêtres et prêtresses de communiquer avec les dieux.
On trouve sa trace dans des tombeaux en Mésopotamie cinq siècles avant notre ère et aussi en Égypte.
La harpe européenne, elle, est plus récente, puisque ses premières traces remontent au IX ème siècle.
La harpe a occupé une place importante dans l’antiquité orientale. Son apparition en Occident semble se situer au début de l’ère chrétienne.
Elle gagnera ensuite l’Europe. On parlera de la harpe dans la poésie Irlandaise, Scandinave antique, en Russie. Chez les Hébreux, le Roi David jouait de la harpe.
Il y a deux types de harpes : la harpe romane, en vogue jusqu’au XII ème siècle et utilisée pour accompagner une mélodie vocale.
La harpe gothique est jouée du XII au XVI ème siècle. Les cordes, entre vingt et une et vingt-huit, sont en boyau.
À la Renaissance, la harpe médiévale bénéficie d’une évolution majeure : elle reçoit une rangée de cordes supplémentaires pour devenir entièrement chromatique. Elle est surtout utilisée comme instrument de basse continue.
Vers 1660 des facteurs tyroliens imaginent de changer la tension de certaines cordes au moyen d’un crochet actionné par la main de l’exécutant. Ce système modifiait le son d’une seule corde. C’est le principe des harpes celtiques.
En 1697, un facteur de harpes allemand trouve le moyen de mettre les crochets en mouvement par le jeu de sept pédales placées à la base de l’instrument et reliées aux crochets par une ingénieuse mécanique qui se trouve à l’intérieur de la colonne.
C’est en 1811 à Londres que Sébastien ERARD (émigré pour fuir la Révolution) présente son nouveau modèle de harpe à double mouvement de pédales.
La harpe moderne comprend quarante-sept cordes qui sont pincées par l’artiste. Vous remarquerez que certaines sont noires, d’autres sont rouges.
C’est, comme pour le piano, pour que l’artiste repère des Do (rouges) ainsi que les Fa (noirs ou parfois bleu foncé).
À la base de l’instrument se trouvent sept pédales (un par note, de Do à Si). La pression sur une pédale, raccourci légèrement la corde de pour générer le dièse, le bémol ou le bécarre.
C’est peu dire de la complexité de cet instrument particulier. Alors, quand c’est une enfant qui en joue, cela devient particulièrement prodigieux.
Zarina ZARADNA est une jeune harpiste. Née à Kharkiv en Ukraine, elle vit près de Poznań en Pologne. Enfant, « l’amie Zarina » aimait jouer avec le synthétiseur de son petit frère.
Elle commence le piano, alors qu’elle est âgée de cinq ans. À ses six ans, elle commence à jouer les exercices de harpe tous les jours.
Elle a gagné de nombreux concours de musique : au Canada, en Chine, aux États-Unis, en Suisse, en Finlande, en Serbie, en Estonie, en Grèce, en Espagne, en Italie et en Pologne.
À douze ans, elle a déjà remporté trois Grand-Prix et vingt-trois premières places.
La voici, lors de sa prestation à la demi-finale de l’émission de télévision polonaise : « J’ai du talent ». Elle n’a alors que douze ans !
Et, dans un registre différent, la voilà, dans le cadre de l’émission « Virtuosos ». Elle nous interprète ici, le premier mouvement (Allegro), du célèbre concerto pour harpe, en Si bémol majeur de Georg Friedrich HÄENDEL.
Chers lecteurs, puisse, ce moment de détente, être le prélude à une fin de semaine agréable.
Je vous aime et vous salue.
« Fais de ta vie un rêve, et d’un rêve, une réalité »
(Antoine de Saint-Exupéry)







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