LE MOMENT DÉTENTE DE LA SEMAINE
Si la question a déjà été posée depuis longtemps, en ce qui concerne le premier venu, de l’œuf ou de la poule, ce paradoxe est loin d’être résolu.
En revanche, celle de la différence entre la poule et l’homme mérite d’être étudiée avec la solennité qu’il se doit, pour une interrogation de cette importance.
C’est à cet exercice périlleux que s’est livré « l’ami Adel », avec un courage qui mérite notre admiration.
Comment ? Vous ne connaissez pas Adel ? C’est tout à fait normal. Il n’est pas (encore) à l’affiche des plus grandes salles de spectacle parisiennes.
Ne vous fiez pas à cette seule référence. Il est vrai qu’il est jeune, mais aux âmes bien nées, le talent n’attend point le nombre des années (Coucou Don Rodrigue).
Pour ce qui est d’Adel, il est né en 1988, à La Courneuve, près de Paris. Plutôt bon élève, il obtient une licence Administration économique et sociale (AES), puis enchaîne un master 1 de droit public à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, qu’il interrompt…
Pour être « surveillant en milieu scolaire » ( appellation môôderne de l’ancien pion ), dans un lycée parisien ! Se souvenant que, plus jeune, il avait goûté la scène au Service jeunesse de La Courneuve, il veut persévérer dans cette voie.
Ce poste de pion, le jour, lui permet, la nuit, d’être ouvreur-placeur dans différentes salles de spectacle. Cet autodidacte savait ce qu’il voulait : « Ça me permettait de voir des spectacles gratuits et de comprendre comment ça fonctionne ».
Parallèlement, il prend des cours de Seul en scène, afin de se perfectionner. « Tous les samedis, tu dois faire trois minutes de blagues. Ça te force à écrire et à jouer devant les autres ».
Bingo ! Il se fait remarquer au festival du rire de Montreux. Il rejoint la troupe du « Djamel Comedy Club » et sort grand vainqueur du Festival d’humour de Paris en 2023.
En 2024, il a vingt-huit ans et lance son premier spectacle : Pause, dans un lieu parisien tout à fait particulier et original : La Nouvelle Seine. Courrez le voir, vous serez conquis !
Le voici dans son numéro « Les poules », enregistré à Montreux.
Chers lecteurs, puisse ce moment de détente, être le prélude à une fin de semaine agréable.
Je vous aime et vous salue.
« L’humour, à l’inverse de l’ironie, est une manifestation de la générosité :
sourire de ce qu’on aime, c’est l’aimer deux fois plus »
(Christian Bobin)






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