Vive la bourrée, ou plutôt les bourrées

2 Mar, 2022 | 0 commentaires

Introduction

Particulièrement recommandée en cette époque de « Corona-déstructuribus », la musique a beaucoup d’effets bénéfiques sur la nature, les animaux, mais aussi sur les humains. Qu’on l’écoute ou la pratique, en solo ou en groupe, celle-ci nous fait incontestablement du bien.

La musique suit le cours de notre existence et accompagne la plupart de nos rituels et cela ne date pas d’hier. Des flutes fabriquées dans de l’os, vieilles de 35 000 ans, ont été exhumées lors de fouilles archéologiques.

L’univers est un immense orchestre, car tout ce qui existe produit un son, que nous le percevions consciemment ou pas. Même les étoiles chantent. La musique a la capacité de nous entrainer dans sa danse et d’agir sur tout notre corps. Elle nous rappelle que nous avons « d’autres dimensions » et que nous sommes tous reliés « au grand tout ».

 

Musique du jour

µ  Bien que ce soit Denis DIDEROT en personne, qui dit dans son encyclopédie : « Il y a une danse qu’on nomme la bourrée, elle est gaie et on croit qu’elle nous vient d’Auvergne »… rien n’est moins sûr.

Cette danse rustique qui se pratiquait, en fait, dans tous les cantons du royaume, y compris en Navarre, en Bretagne et au Pays basque, est l’une des plus anciennes qui soit connue et ses racines n’ont, en effet, jamais pu être déterminées précisément. Elle remonterait au Moyen Âge, et d’après certains chercheurs cette danse nous serait venue d’Espagne, en passant par l’Auvergne.

On distingue deux sortes de bourrées :

  • La bourrée à deux temps : principale danse de Basse-Auvergne jusqu’au milieu du XIXe siècle, cette bourrée est encore pratiquée en Bourbonnais, Limousin, Nivernais, Charolais et en Bas-Berry.
  • La bourrée à trois temps aussi appelée « montagnarde » ou « auvergnate » se retrouve en Haute-Auvergne, Limousin, Rouergue, Gévaudan, Morvan et Haut-Berry.

Les instruments qui accompagnaient traditionnellement la bourrée sont l’accordéon (diatonique ou chromatique), la cabrette (de la famille des cornemuses), la vielle à roue instrument à cordes frottées) ou le violon. Cependant, les musiques traditionnelles ont depuis toujours été des musiques de leur temps qui ont répondu aux besoins du moment : on peut faire danser à la voix, avec un harmonica, au saxophone, au fifre, à la clarinette ainsi qu’à la guitare électrique.

Commençons avec « la bourrée du coucou » et la « polka en voiture » interprétées par le groupe folklorique de Saint Sornin Lavolps. C’est parti pour 3 minutes et 31 secondes de danse… pour certains, avec les sabots !!!

Restons avec nos sabots pour admirer la performance des danseurs qui pratiquent « la sabotière » aussi appelée « la danse du sabot ». Tout d’abord avec le groupe d’hommes « Chicagolia » en 48 secondes chrono…. Suivi de cinq danseuses et un danseur « La mandragore ». Ce sont 2 minutes et 42 secondes d’exhibition avec quelques ratés, mais le plancher glissant ne leur facilite pas l’exercice. Les voici… cette fois à sept et en extérieur pendant 1 minute et 13 secondes. BRAVO !!!

Quel bonheur d’entendre ces musiques et de voir ces danseurs qui perpétuent les traditions de notre beau pays en nous ramenant vers nos racines authentiques.

Chers lecteurs, je vous aime et vous salue.

Mots clés : Musique

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

LETTRE D’INFORMATION


DERNIERS BILLETS MIS EN LIGNE


Coronentourloupus : le temps de la justice !

Coronentourloupus : le temps de la justice !

Aux Pays-Bas, une procédure civile visant notamment Bill Gates, Albert Bourla, Mark Rutte et l’État néerlandais examine les responsabilités liées à la gestion de la crise du Coron… Parallèlement, des chercheurs dénoncent l’accès limité aux données européennes sur les effets indésirables de..

Guerre du gaz, un aspect méconnu !

Guerre du gaz, un aspect méconnu !

Face à la hausse des prix et aux risques de pénurie, l’article distingue le protoxyde d’azote de l’hélium, dont les tensions d’approvisionnement menacent notamment les secteurs de la santé et des semi-conducteurs. Il évoque également l’hélium 3, présent sur la Lune. Une réflexion humoristique conclut sur une autre source d’énergie, gratuite et accessible à chacun : le développement de notre énergie spirituelle, pou…

Taxe foncière et d’habitation : Si on se posait les bonnes questions ?

Taxe foncière et d’habitation : Si on se posait les bonnes questions ?

À l’image de Boileau, savoir bien gérer son patrimoine commence par se poser les bonnes questions. Face à la pression fiscale et aux incertitudes actuelles, est-il toujours judicieux de conserver une résidence secondaire ou certains biens patrimoniaux ? Il est temps de réexaminer ses certitudes et d’effectuer les arbitrages nécessaires avant qu’il ne soit trop tard.

GUIDE DE SURVIE n° 44 du 21 octobre  2026 Géoéconomie Politique

GUIDE DE SURVIE n° 44 du 21 octobre 2026 Géoéconomie Politique

Ce numéro du guide dresse un constat, sans concession, de l’effondrement économique et social des nations occidentales tout en décrivant un climat de chaos organisé. L’auteur analyse également les risques liés aux nouvelles législations liberticides, comme l’état d’alerte sécuritaire, ainsi qu’aux structures policières multinationales occultes. Sur le plan international, il examine l’escalade du conflit iranien. Face à cette instabilité et au risque de guerre civile, il conseille aux citoyens de réaliser un inventaire patrimonial rigou…

Contrats d’assurance vie luxembourgeois : arrêtez de rêver !

Contrats d’assurance vie luxembourgeois : arrêtez de rêver !

Derrière les promesses de sécurité et de flexibilité des assurances vie luxembourgeoises, la réalité mérite examen. La faillite de FWU Luxembourg, qui a entraîné le gel des avoirs et la suspension des retraits, rappelle que le triangle de sécurité ne garantit pas le capital. De plus, le projet…

Votre chère, très très chère voiture

Votre chère, très très chère voiture

Deux rapports, du Conseil des prélèvements obligatoires et de l’Institut mobilités en transition, proposent d’instaurer une taxe annuelle sur la détention des véhicules, y compris électriques et deux-roues. Son montant pourrait atteindre 140 € par an pour une voiture particulière en 2030, selon le second rapport, avec une modulation…

RÉSEAUX SOCIAUX