Napoléon Bonaparte a dit en son temps, à propos du gouvernement dépendant des banques : « La main qui donne est au-dessus de la main qui reçoit ». Si cela est bien réel et toujours d’actualité, une autre forme de dépendance s’installe … « à l’insu de notre plein gré » : la collecte et l’utilisation des données nous concernant. Ce phénomène est appelé « big data ».

C’est sur ce modèle que c’est construit en grande partie la réussite de sociétés telles que Google, Amazon, Microsoft… l’essentiel des GAFAM.

Ce qui est fascinant à observer, c’est la facilité avec laquelle un nombre considérable de personnes est capable de dévoiler sur Internet, des détails de leur vie privée. Ce sont souvent les mêmes qui se plaignent d’être sollicités par une « foultitude » de publicités plus agressives les unes que les autres.

En matière de données personnelles, celles concernant notre état de santé sont particulièrement sensibles. En effet, leur divulgation expose celui qui en est victime, à un véritable viol de son intimité. Ce type de données attise la convoitise de sociétés (et d’états) qui ont pour ambition, plus ou moins affichée, de contrôler les masses, soit pour en tirer beaucoup d’argent, soit pour exercer « confortablement » un pouvoir absolu et durable.

L’argument employé par ces collecteurs d’informations de santé est toujours le même : la promesse d’une plus grande efficacité dans la prévention et le traitement des maladies. Hélas, nous savons tous que les travaux sur la radioactivité de Pierre et Marie CURIE, s’ils ont été mis au service de la médecine, ont aussi débouché… sur la bombe atomique.

Imaginez… j’ai bien écrit, imaginez… au hasard, juste pour l’exemple… un laboratoire pharmaceutique qui serait en possession d’un grand très grand nombre de données de santés et qui aurait développé des programmes d’intelligence artificielle. Il pourrait ainsi être un apport considérable à l’amélioration et à la conservation de la santé d’un nombre très important de personnes.

Il pourrait tout aussi bien… créer des maladies en empoisonnant les sols, en manipulant génétiquement les semences et ensuite, bien gérer ces maladies en fabriquant les médicaments qui les ferait durer, voire en développerait de nouvelles. Bien évidemment, cette seconde occurrence ne pourrait relever que d’une imagination perverse, ou pire, d’un esprit… complotiste.

Assez fantasmé, revenons à une plus belle réalité.

Notre gouvernement a mis en place une base de données appelée Health Data Hub (HDH) regroupant dans un même endroit l’ensemble des données de santé des Français.

Cette HDH

« Est un groupement d’intérêt public (GIP) qui associe 56 parties prenantes, en grande majorité issue de la puissance publique »

L’enthousiasme de son vice-président est d’une rare poésie… on dirait du Baudelaire :

« Donner son sang, c’est aider son prochain ; il en est de même du partage de ses données de santé. Les partager à son équipe soignante, c’est être mieux soigné ; les partager pour tous, c’est permettre que l’ensemble de nos concitoyens le soient aussi ».

Partager ses données de santé… mais avec qui ? Et avec quelle sécurité ? Me voilà « pleinement rassuré » quand je lis sur le site du HDH

« Nous garantissons l’accès aisé et unifié, transparent et sécurisé, aux données de santé pour améliorer la qualité des soins et l’accompagnement des patients ».

Pour ce qui est du avec qui … une enquête fouillée de France Info m’apprend que :

« C’est dans une grande discrétion que l’État a fait le choix d’héberger les données de santé des 67 millions de Français chez le géant américain Microsoft ».

Microsoft ? Bill GATES ?… Il me semble avoir déjà vu ces noms-là associés au « Corona-manipulatus », à l’OMS, à des vaccins… Comment ? vous dites que Microsoft a touché 200 000 euros pour héberger ces fameuses données ? Mais non. Ce n’est pas possible.

Changeons de sujet et revenons à la sécurité de nos données de santé, pour alimenter notre zenitude.

Le 23 février dernier, Libération révélait au grand public :

« Les informations confidentielles de 500 000 patients français dérobées à des laboratoires et diffusées en ligne » !!!

Excusez du peu, un demi-million de personnes !!! Mais ce n’est pas tout :

« Le fichier comporte 491 840 lignes. Pour presque autant de patients français. À chaque ligne, jusqu’à 60 informations différentes sur une même personne : numéro de Sécurité sociale, date de naissance, groupe sanguin, adresse, numéro de téléphone portable, médecin prescripteur, etc. Un commentaire précise parfois l’état de santé. « Grossesse » revient souvent. Dans certains cas, des traitements médicamenteux ou des pathologies sont précisés : « Levothyrox », « tumeur au cerveau », « séropositif HIV » ou « patiente sourde ».

Allo, allo? Y a-t-il un plombier pour arrêter la fuite… de nos données de santé ?

L’institution judiciaire sera-t-elle le bon plombier ? Par l’ordonnance de référé n° 21/51823, le tribunal judiciaire de Paris a :

« Ordonné aux principaux fournisseurs d’accès à internet français de bloquer sans délai l’accès au site hébergeant le fichier incriminé ».

Confiance ? Vous avez dit confiance dans les « Zélites » qui nous dirigent ? Je persiste hélas, à penser que c’est une perte de confiance généralisée (notamment dans la monnaie) qui va coaguler les frustrations et devenir incontrôlable.

Chers lecteurs, il est grand temps de prendre la mesure de ce qui se passe réellement et d’en tirer les conséquences.

« En politique, rien n’arrive jamais par hasard »

(Franklin Delano Roosevelt)

 

Je vous aime et vous salue.