Petit manuel à l’usage du monde politique

6 Mar, 2026 | 0 commentaires

LE MOMENT DÉTENTE DE LA SEMAINE 

Pour qui a l’idée, saugrenue, de consulter un média, qu’il soit radiophonique, télévisuel ou bien réseau social, il n’est question que des prochaines (et de plus lointaines) élections !

Les médias (où leurs propriétaires?) ont bien compris que, dans notre démocratie, il faut parler, le plus souvent possible, d’élection. Cela permet de vider des têtes, en même temps que, remplir des caisses !

Quel que soit son bord politique, un futur ou un ex-élu a toujours des choses à nous dire. Nous devons, absolument, comprendre pourquoi il est de notre plus grand intérêt, de l’élire ou le réélire.

Comme nous en a, en son temps, averti Jacques CHIRAC : « Les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent ». Et pourtant, il nous est tellement agréable d’entendre des mots qui nous remplissent d’espoir.

C’est pourquoi notre monde politique, en sa quasi-entièreté, adore déclamer des propos qui vont dans notre sens. Parler, parler encore, toujours parler… pour ne rien dire, voilà de quoi inspirer une réflexion.

Quand c’est un véritable magicien des mots qui s’empare de cette courte phrase, cela devient du grand art. Vous l’avez deviné, j’évoque ici : Raymond DEVOS.

Premier paradoxe, « l’ami Raymond », bien que de nationalité française, est né à Mouscron, en Belgique, le 9 novembre 1922 !

À quatorze ans, il obtient son certificat d’études et, bien qu’étant un excellent élève, il doit renoncer à sa scolarité pour contribuer aux charges familiales. Nous sommes en 1936 et les temps sont durs.

Libraire, crémier aux Halles, livreur, le jour… en même temps, il prend des cours de musique et de théâtre. Cela lui permet, le soir, de se produire dans de petites compagnies parisiennes.

Réquisitionné par le Service du Travail Obligatoire (STO), il travaille à Berlin, dans une usine… où il monte une troupe de music-hall ! En 1945, de retour à Paris, il reprend les petits métiers et les cours de théâtre, mime, chant, instruments… et multiplie les rôles dans plusieurs troupes.

En 1952, il a trente ans, il se produit dans les cabarets montmartrois, où il rencontre Georges BRASSENS, qui deviendra un de ses amis proches. Il enchaîne les tournées en France et à l’étranger. En 1958, il fait quelques apparitions au cinéma et à la télévision.

En 1963, il produit son premier seul en scène, en Belgique, précisément au théâtre du Vaudeville à Bruxelles. La boucle est bouclée.

Cet amoureux praticien de la langue française, nous conte, avec brio, des histoires où se mêlent de subtils jeux de mots, souvent amplifiés par sa maîtrise du mime.

Sa pratique, avec une rare aisance, des paradoxes cocasses, du non-sens et de la dérision, dans ses spectacles, lui valent de prestigieuses reconnaissances : Commandeur de l’Ordre des Arts et des Lettres. L’Académie française lui décerne son Grand Prix du Théâtre.

Monsieur Raymond DEVOS, est nommé membre du Conseil Supérieur de la langue française en 1993. Le 17 mars 2003 est instauré le Grand Prix Raymond DEVOS de la langue française, par le ministère de la Culture et de la Communication.

Il se produit pour la dernière fois à Reims, le 9 avril 2004. Il s’éteint le 15 juin 2006, à l’âge de quatre-vingt-quatre ans, dans sa maison à Saint-Rémy-lès-Chevreuse.

Pour honorer sa mémoire, j’ai spécialement choisi, à votre intention, son numéro : Parler pour ne rien dire. C’est un véritable régal !

« Le langage politique est destiné à rendre vraisemblables les mensonges,
respectables les meurtres
et à donner l’apparence de la solidité à ce qui n’est que vent »
(George Orwell)

 

Chers lecteurs, puisse, ce moment de détente, être le prélude à une fin de semaine agréable.
Je vous aime et vous salue.

Mots clés : Humour

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

LETTRE D’INFORMATION


DERNIERS BILLETS MIS EN LIGNE


GUIDE DE SURVIE n° 44 du 21 octobre  2026 Géoéconomie Politique

GUIDE DE SURVIE n° 44 du 21 octobre 2026 Géoéconomie Politique

Ce numéro du guide dresse un constat, sans concession, de l’effondrement économique et social des nations occidentales tout en décrivant un climat de chaos organisé. L’auteur analyse également les risques liés aux nouvelles législations liberticides, comme l’état d’alerte sécuritaire, ainsi qu’aux structures policières multinationales occultes. Sur le plan international, il examine l’escalade du conflit iranien. Face à cette instabilité et au risque de guerre civile, il conseille aux citoyens de réaliser un inventaire patrimonial rigou…

Contrats d’assurance vie luxembourgeois : arrêtez de rêver !

Contrats d’assurance vie luxembourgeois : arrêtez de rêver !

Derrière les promesses de sécurité et de flexibilité des assurances vie luxembourgeoises, la réalité mérite examen. La faillite de FWU Luxembourg, qui a entraîné le gel des avoirs et la suspension des retraits, rappelle que le triangle de sécurité ne garantit pas le capital. De plus, le projet…

Votre chère, très très chère voiture

Votre chère, très très chère voiture

Deux rapports, du Conseil des prélèvements obligatoires et de l’Institut mobilités en transition, proposent d’instaurer une taxe annuelle sur la détention des véhicules, y compris électriques et deux-roues. Son montant pourrait atteindre 140 € par an pour une voiture particulière en 2030, selon le second rapport, avec une modulation…

GUIDE DE SURVIE n° 44 du 21 octobre  2026 Géoéconomie Politique

GUIDE DE SURVIE n° 43 du 14 octobre 2026 Spirituel

Ce numéro du guide analyse la crise civilisationnelle actuelle à travers divers conflits mondiaux, financiers et énergétiques. Il critique l’hégémonie occidentale tout en interprétant ces bouleversements géopolitiques comme les prémices d’un éveil collectif. L’auteur invite le lecteur à se détacher du personnage social pour renouer avec son essence spirituelle profonde, comparable à une facette divine qui rayonne. Enfin, il propose des pistes pratiques, comme l’introspection et la gratitude quotidienne, pour s’harmoniser avec l’univers et…

L’administration fiscale travaillerait-elle pour les banques ?

L’administration fiscale travaillerait-elle pour les banques ?

La DGFiP réduit progressivement l’usage des chèques pour le paiement des impôts, un moyen de règlement qui ne représente que 5 % des paiements reçus en 2024, mais 30 % de leur coût de traitement. Cette évolution profite également aux banques, qui économisent jusqu’à 1,20 € par chèque traité. Une occasion d’évo…

Investissement immobilier locatif : pourquoi cet attentisme ?

Investissement immobilier locatif : pourquoi cet attentisme ?

L’incertitude liée à la prochaine élection présidentielle retarde les projets d’investissement locatif des Français. Avec une ironie mordante, cet article tourne en dérision les prétendus avantages de l’immobilier locatif et les politiques publiques qui les favorisent, avant de renvoyer vers une…

RÉSEAUX SOCIAUX