Les léopards normands dansent.

27 Avr, 2022 | 0 commentaires

Introduction

Particulièrement recommandée en cette époque de « Corona-déstructuribus », la musique a beaucoup d’effets bénéfiques sur la nature, les animaux, mais aussi sur les humains. Qu’on l’écoute ou la pratique, en solo ou en groupe, celle-ci nous fait incontestablement du bien.

La musique suit le cours de notre existence et accompagne la plupart de nos rituels et cela ne date pas d’hier. Des flutes fabriquées dans de l’os, vieilles de 35 000 ans, ont été exhumées lors de fouilles archéologiques.

L’univers est un immense orchestre, car tout ce qui existe produit un son, que nous le percevions consciemment ou pas. Même les étoiles chantent. La musique a la capacité de nous entrainer dans sa danse et d’agir sur tout notre corps. Elle nous rappelle que nous avons « d’autres dimensions » et que nous sommes tous reliés « au grand tout ».

 

Musique du jour

µ Comme vous le savez sans doute,  sur le drapeau de Normandie figurent deux léopards d’or sur fond rouge. Décrit héraldiquement, cela donne cela : « de gueules à deux léopards d’or, posés l’un sur l’autre. Alias de gueules à deux léopards d’or en pal ». Nos amis normands ne sont pas à un miracle près : ils font danser et chanter les léopards de leur emblème.

C’est qu’ils reviennent de loin. En effet, les Normands n’ont jusqu’à il y a peu, pas développé, comme leur voisin breton, des ensembles d’artistes professionnels ou amateurs s’exprimant en français ou en normand. Actuellement des projets de création de groupes dédiés au répertoire normand se profilent en sud Manche. Des chorales de chants de marin existent en Normandie et rencontrent un très beau succès, mais avec un répertoire non réservé à la région.

Dans d’autres régions, la tradition orale et l’évolution de la musique passent par l’enseignement et surtout par les bals folks ou les musiciens osent plus de choses que les groupes folkloriques figés dans un canevas intangible. Il en est de même en Normandie, car les « bals folks » à prédominance régionale, avec ou sans des concerts de musiques non traditionnels, se font plus nombreux.

Une partie des instruments de la musique traditionnelle normande nous sont déjà familiers : le violon, la vielle à roue (les luthiers normands ont été longtemps réputés en ce domaine), l’accordéon diatonique ainsi que la clarinette (elle aussi diatonique), le hautbois et la flute.

Nous faisons aujourd’hui connaissance avec deux autres instruments spécifiques à la Normandie :

  • Le Tambour de basque : qui n’est pas, comme son nom pourrait le laisser croire, un instrument basque, mais une percussion à une seule peau tendue sur un cadre circulaire, qui se tient au niveau de la « basque». Il accompagnait déjà les formations musicales au XIXe siècle.
  • La Loure, qui est une forme de cornemuse locale parfois aussi appelée « musette» ou bien « bousine ».

Commençons notre voyage en Normandie avec les enfants et ados du groupe « Le trou normand » qui nous régalent avec ces 1 minute et 33 secondes de… « La tartine ». Puis, avec les adultes du même groupe. Il leur faut 2 minutes et 11 secondes… pour nous interpréter « Mon père a tué le loup ». Ils finissent avec 1 minute et 14 secondes de « danses villageoises ». Comme vous le voyez, leur répertoire est vaste.

Passons au groupe « le point d’Alençon » qui, pendant 3 minutes et 4 secondes, nous interprètent une suite de cercles : « la Pauline ».

Le renouveau de la tradition normande passe aussi par le « folk métal ». Le groupe « La Clameur de Haro » nous interprète pendant 3 minutes et 44 secondes, un court résumé de l’histoire de la Normandie en français et en normand. Suivi de 1 minute et 42 secondes de chants traditionnels en normand.

Quand des groupes perpétuant les danses traditionnelles travaillent ensemble, cela donne de très belles choses… telle cette suite de sept tableaux sur le thème « mariage normando-breton ». Elle est interprétée pendant 17 minutes et 8 secondes par les adolescents normands du groupe « le point d’Alençon » ainsi que ceux du groupe breton « l’ensemble Bleuniadur ».

Quel bonheur de voir qu’une partie de notre jeunesse perpétue les traditions de nos racines régionales. C’est un magnifique pied de nez aux visions globalistes actuelles qui tendent à effacer tous ce que nous devons à nos anciens. C’est grâce à leurs efforts que nous sommes ce que nous sommes.

Soyons à la hauteur de cet héritage sacré. Puissent ces brefs retours à nos traditions populaires, vous apporter la sérénité et la fierté d’être un maillon de « la chaine d’amour » qui nous lie à nos racines.

« Vivre est la chose la plus rare. La plupart des gens se contentent d’exister »

(Oscar Wilde)

Chers lecteurs, je vous aime et vous salue.

Mots clés : Musique

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

LETTRE D’INFORMATION


DERNIERS BILLETS MIS EN LIGNE


Coronentourloupus : le temps de la justice !

Coronentourloupus : le temps de la justice !

Aux Pays-Bas, une procédure civile visant notamment Bill Gates, Albert Bourla, Mark Rutte et l’État néerlandais examine les responsabilités liées à la gestion de la crise du Coron… Parallèlement, des chercheurs dénoncent l’accès limité aux données européennes sur les effets indésirables de..

Guerre du gaz, un aspect méconnu !

Guerre du gaz, un aspect méconnu !

Face à la hausse des prix et aux risques de pénurie, l’article distingue le protoxyde d’azote de l’hélium, dont les tensions d’approvisionnement menacent notamment les secteurs de la santé et des semi-conducteurs. Il évoque également l’hélium 3, présent sur la Lune. Une réflexion humoristique conclut sur une autre source d’énergie, gratuite et accessible à chacun : le développement de notre énergie spirituelle, pou…

Taxe foncière et d’habitation : Si on se posait les bonnes questions ?

Taxe foncière et d’habitation : Si on se posait les bonnes questions ?

À l’image de Boileau, savoir bien gérer son patrimoine commence par se poser les bonnes questions. Face à la pression fiscale et aux incertitudes actuelles, est-il toujours judicieux de conserver une résidence secondaire ou certains biens patrimoniaux ? Il est temps de réexaminer ses certitudes et d’effectuer les arbitrages nécessaires avant qu’il ne soit trop tard.

GUIDE DE SURVIE n° 44 du 21 octobre  2026 Géoéconomie Politique

GUIDE DE SURVIE n° 44 du 21 octobre 2026 Géoéconomie Politique

Ce numéro du guide dresse un constat, sans concession, de l’effondrement économique et social des nations occidentales tout en décrivant un climat de chaos organisé. L’auteur analyse également les risques liés aux nouvelles législations liberticides, comme l’état d’alerte sécuritaire, ainsi qu’aux structures policières multinationales occultes. Sur le plan international, il examine l’escalade du conflit iranien. Face à cette instabilité et au risque de guerre civile, il conseille aux citoyens de réaliser un inventaire patrimonial rigou…

Contrats d’assurance vie luxembourgeois : arrêtez de rêver !

Contrats d’assurance vie luxembourgeois : arrêtez de rêver !

Derrière les promesses de sécurité et de flexibilité des assurances vie luxembourgeoises, la réalité mérite examen. La faillite de FWU Luxembourg, qui a entraîné le gel des avoirs et la suspension des retraits, rappelle que le triangle de sécurité ne garantit pas le capital. De plus, le projet…

Votre chère, très très chère voiture

Votre chère, très très chère voiture

Deux rapports, du Conseil des prélèvements obligatoires et de l’Institut mobilités en transition, proposent d’instaurer une taxe annuelle sur la détention des véhicules, y compris électriques et deux-roues. Son montant pourrait atteindre 140 € par an pour une voiture particulière en 2030, selon le second rapport, avec une modulation…

RÉSEAUX SOCIAUX