LE MOMENT DÉTENTE DE LA SEMAINE
Chacun de nous est vibrations. Les animaux sont vibrations. La nature est vibration. L’univers, en son entier, est vibration. Chaque son que nous émettons, la parole, le sifflement, le chant, tous sont l’expression de l’Être que nous sommes vraiment.
Lorsque notre chant est accompagné par une musique, il est magnifié. Cette harmonie est encore plus sublimée, quand ces deux instruments sont au service d’un compositeur divinement inspiré.
C’est, entre autres, le cas de deux compositeurs italiens, majeurs, du XVIe siècle : Giovanni GABRIELI et Claudio MONTEVERDI, qui ont contribué au rayonnement de la sérénissime république de Venise.
Le premier naît à Venise en 1557. Il étudie la musique sous la direction de son oncle Andrea, premier organiste de la basilique Saint-Marc. C’est en lui succédant à ce poste, qu’il donne toute sa mesure dans une riche production vocale, tant profane que sacrée.
Curieusement, il produit très peu d’œuvres spécialement dédiées à l’orgue. Giovanni et Andrea furent, leur vie durant, les grands ordonnateurs des festivités vénitiennes. « L’aml Giogio » est largement reconnu pour ses compositions instrumentales. Il est considéré comme une figure importante de la transition entre la musique de la Renaissance et la musique baroque. Il meurt à Venise le 12 août 1612.
Le second, naît à Crémone le 15 mai 1567. C’est dans cette ville qu’il apprend l’orgue, la viole, le chant et le contrepoint. À l’âge de quinze ans, il publie un recueil de petits motets sacrés. Il n’a que vingt ans lorsqu’il publie son premier livre de madrigaux à cinq voix, qui le fait connaître dans toute l’Italie.
C’est en 1613, il a alors quarante-six ans, qu’il obtient le poste de Maître de Chapelle à la basilique Saint-Marc de Venise. Il écrit beaucoup de musique religieuse et occupera ses fonctions jusqu’à sa mort, le 22 novembre 1643.
Pour commencer, j’ai choisi, spécialement pour vous : « Quel squardo sdegnosetto », autrement dit, en bon français « Ce regard dédaigneux », de MONTEVERDI. Il est interprété en 2 minutes et 27 secondes, par la mezzo-soprano Léa DESANDRE, accompagnée au théorbe, par Thomas DUNFORD. Appréciez ce parfait mariage de la voix et du théorbe.
Maintenant, place au concert à la sérénissime ! Voici, à votre intention, une fête à Venise, avec, excusez du peu :
– MONTEVERDI : extraits des vêpres de la bienheureuse vierge, de l’opéra Orphéo et de la messe à quatre voix.
– GABRIELI : symphonie sacrée, sonate pour trois violons, jubilate Deo .
Et en prime, le miserere de Gregorio ALLEGRI.
Installez-vous confortablement, fermez les yeux et entrez en communion avec les maîtres de Venise pendant 1 heure, 16 minutes et 49 secondes, avec l’ensemble de Erin HELYARD qui joue sur des instruments d’époque.
Ressentez les divines vibrations nées de la parfaite alliance entre les voix et les instruments à corde et à vent. Quel bonheur. MERCI à vous, chers compositeurs.
« La musique donne une âme à nos cœurs et des ailes à la pensée »
(Platon)
Chers lecteurs, puisse ce moment de détente, être le prélude à une fin de semaine agréable.
Je vous aime et vous salue.







0 commentaires