SÉRÉNITÉ PATRIMONIALE

SÉRÉNITÉ
PATRIMONIALE

QUAND LES AMIS SE RÉVÈLENT SOUS UN AUTRE JOUR

L’expression employée dans le titre de ce billet, est faussement attribuée à François Marie AROUET, alias VOLTAIRE. Elle nous rappelle que, malheureusement, les coups-bas nous arrivent parfois de personnes proches, alors que nous les croyons être nos amis.

Pour illustrer cette assertion, prenons quelques exemples :

Commençons par une « triangulaire ». Non, non, je ne vous parle pas des élections législatives en cours. Les médias de grand chemin le font beaucoup mieux que moi. Nous abordons un tout autre sujet.

Celui de « l’amour inconditionnel » qui lie les États-Unis d’Amérique, la Chine et les Philippines. Si, si, les USA aiment les Chinois. D’un « amour vache », peut-être, mais ils les aiment, vraiment.

De même, les Américains aiment les Philippins. La preuve ? Ils ont installé une base militaire chez eux… pour mieux les défendre !

C’est parce que les Chinois aiment les Philippins, que certains de leurs bateaux veulent embrasser sur la bouche… des bateaux de ravitaillement philippins.

Mais… le cœur à ses raisons que la raison ne connait point ! Coucou « l’ami Blaise » 😉. Alors, les Philippins souhaitent ardemment… le départ des Américains !!!

Bref, dans cette histoire d’amour à trois, vous l’avez compris, les « ricains » souhaitent à tout prix, modérer l’amour que porte les Chinois aux Philippins.

C’est pourquoi, au plus fort de la pseudo pandémie covidesque, l’armée américaine a lancé une campagne secrète, afin de décrédibiliser le « Vaxxx » chinois, auprès des Philippins.

C’est l’agence de presse REUTER qui nous révèle, le 14 juin 2024, les résultats de ses investigations sur cette affaire.

L’opération clandestine visait à semer le doute sur la sécurité et l’efficacité des vaccins et autres aides vitales fournies par la Chine, par le biais de faux comptes Internet, destinés à se faire passer pour les Philippins.

Les efforts de propagande de l’armée se sont transformés en une campagne antivax, dénonçant la qualité des masques faciaux, des kits de test et le vaccin chinois qui devenait disponible aux Philippines.

L’effort antivax de l’armée américaine, a commencé au printemps 2020 et s’est étendu au-delà de l’Asie du Sud-Est avant qu’il ne soit terminé à la mi-2021, selon l’enquête de Reuters.

Quittons la mer de chine et revenons en Europe, plus précisément, en Ukraine, avec un autre exemple « d’amitié », que nous rapporte le centre français de recherche sur le renseignement (CF2R).

Cet instructif rapport, est une preuve supplémentaire, s’il en était encore besoin, que la guerre en Ukraine n’a pas commencé avec l’opération militaire spéciale, déclenchée le 24 février 2022 par la Fédération de Russie :

  • Courant 2023 et début 2024, plusieurs journaux américains ont révélé l’ampleur de l’aide apportée par la CIA aux services spéciaux ukrainiens. Des opérations qui vont de l’infiltration en territoire ennemi au sabotage, en passant par les assassinats ciblés.
  • Ces médias attestent ainsi que depuis 2014, l’Agence a dépensé des dizaines de millions de dollars pour réorganiser les services ukrainiens, former de nouvelles unités d’action clandestine, fournir des systèmes de surveillance avancés et construire de nouvelles infrastructures afin d’espionner la Russie.
  • Les médias américains insistent néanmoins sur l’autre préoccupation qui animerait la CIA limiter les actions trop offensives de Kiev contre la Russie afin d’éviter que le conflit ne s’étende au-delà des frontières de l’Ukraine, ou ne provoquent une escalade pouvant conduire à un affrontement nucléaire.

Cela signifie que les « services » américains faisaient « chatouiller » leurs amis russes, par les terroristes kiéviens… en prenant garde que « les éclats de rire » des Russes ne risquent pas de les éclabousser !

Le rapport du CF2R pointe quelques réalités « apparemment » surprenantes. En cause, les récents propos de William BURNS, directeur de la CIA, dans la revue Foreign Affairs :

  • « Tout comme la guerre de la Russie en Ukraine a montré à l’Europe les risques d’une dépendance énergétique à l’égard d’un seul pays. Dans le monde d’aujourd’hui, aucun pays ne veut se retrouver à la merci d’un seul fournisseur de minéraux et de technologies critiques, surtout si ce fournisseur a l’intention d’armer ces dépendances ».

Le fait que l’Europe soit dépendante énergétiquement d’un autre pays que les États-Unis est un problème. En revanche, que l’Europe dépende totalement de Washington n’en est pas un. C’est vraiment compliqué, l’amitié 😪.

La CIA et les néocons Américains estiment toujours être une puissance de paix et le gendarme du monde, chargé de surveiller et de réprimer les actes des autres États… en toute amitié, évidemment.

Ils sont nécessairement voyous, quand ils ne partagent pas les idées de Washington. C’est une curieuse définition de l’amitié, ne pensez-vous pas ?

Voici maintenant, un autre exemple, hexagonal, celui-là, d’une amitié sincère. Il concerne le journal France-Soir, que les fidèles lecteurs de mes écrits connaissent bien.

Avez-vous déjà entendu parler de la Commission Paritaire des Publications et Agences de Presse (CPPAP) ? C’est une instance, composée à parité, de représentants de l’administration de l’État et de professionnels de la presse. Définie par le décret n° 97-1065 du 20 novembre 1997. Elle est entre autres :

  • « chargée de la reconnaissance des services de presse en ligne, en vue notamment, de bénéficier des allégements fiscaux réservés aux journaux et écrits périodiques ».

Si les représentants des entreprises et agences de presse sont désignés sur proposition des organisations professionnelles, le Président et les autres membres sont nommés par arrêté du ministre chargé de la communication.

Vous l’avez compris, la CPPAP est « l’amie » des publications, des agences de presse, dont, la presse en ligne, comme : France-Soir. Voici le résumé d’une surprenante affaire :

Ce titre est bien connu pour régulièrement dénoncer les errements pour le moins curieux, voire scandaleux, des pouvoirs en place, notamment, en matière de santé publique.

C’est la raison pour laquelle, le 30 novembre 2022, la CPPAP a refusé le renouvellement de l’agrément de France-Soir, le privant ainsi des avantages, notamment fiscaux, qui lui étaient accordés, depuis son inscription, en septembre 2017.

L’affaire est portée devant le tribunal administratif, puis devant le Conseil d’État. Le 28 juin 2024, le tribunal administratif annule le non-renouvellement de l’agrément de France-Soir et condamne la CPPAP à payer 1500 euros à France-Soir. Mais…

Le 1ᵉʳ juillet 2024, France-Soir apprend que la CPPAP a décidé de ne pas renouveler son agrément. Dans son courrier, elle indique, qu’après avoir examiné le contenu du site et sollicité l’avis spécifique du ministère de la Santé, elle estime que France-Soir :

  • « expose sous un jour favorable des conduites thérapeutiques et préventives qui sont susceptibles de détourner des malades de thérapies conformes à l’état actuel des connaissances scientifiques. 
  • En particulier, votre site promeut l’efficacité du traitement de la covid-19 par l’hydroxychloroquine et enjoints filles et garçons à ne pas se faire vacciner contre le papillomavirus, en utilisant de manière tronquée des données officielles ou des études publiées dans la littérature scientifique ou en présentant comme revêtant une valeur scientifique des prises de position d’experts ».

C’est beau, une pareille amitié, non ? Bien sûr, France-Soir a décidé de faire appel de cette très « amicale décision » de la CPPAP. Vous avez dit : France, état de droit ?

À force de tout voir, l’on finit par tout supporter…
À force de tout supporter, l’on finit par tout tolérer…
À force de tout tolérer, l’on finit par tout accepter…
À force de tout accepter, l’on finit par tout approuver.
(Saint Augustin)

Chers lecteurs, prenez soin de vous. Je vous aime et vous salue.