SÉRÉNITÉ PATRIMONIALE

SÉRÉNITÉ
PATRIMONIALE

DES CHOIX IMPORTANTS S’IMPOSENT À NOUS

Nous oublions couramment que nous vivons dans un monde fini, alors que nous acceptons, tout de go, les discours nous vantant une croissance infinie. Chers lecteurs, de grâce, soyons réalistes.

Prenons l’exemple de cette pseudo intelligence artificielle (IA), qui est tout, sauf intelligente. S’il est vrai qu’elle calcule ou trie les données beaucoup plus rapidement que l’humain, elle ne traite QUE les informations qui lui ont été fournies par le concepteur du programme.

Certains pourront mettre en avant que maintenant, avec l’IA générative, un cap est franchi. La machine est capable de générer « toute seule » du texte, des images, des vidéos et même… de la musique ! Cette catégorie d’IA se concentre sur la création autonome de contenu :

  • Par la technique des GAN ( neurones génératifs antagonistes) : « une architecture de réseau de neurones artificiels composée de deux parties, le générateur et le discriminant. Le générateur crée de nouvelles données, tandis que le discriminant essaie de distinguer les données générées de données réelles ».
  • Ou avec la technique des GPT (Generative Pre-trained Transformer) : « des modèles d’apprentissage automatique qui ont été formés sur de grandes quantités de données textuelles. Ces modèles peuvent générer du texte cohérent et contextuellement pertinent en fonction des données d’entrée ».

Quel que soit le nombre de données qui seront rentré dans le programme, il ne pourra pas sortir autre chose que des itérations de ces données… à base de 0 et de 1.

Malgré les mots employés pour nous égarer, cette technologie n’est pas intelligente, ces programmes n’ont pas de neurones. Pour plagier la publicité du Canada Dry en son temps : ça parait intelligent, ça s’appelle intelligence, ça nous est vendu comme intelligent, mais… ce n’est pas intelligent, ni génial !!!

C’est ce que montre parfaitement le réalisateur  Milos FORMAN, dans une des scènes du film Amadeus. Le jeune Wolfgang MOZART humilie, devant l’empereur d’Autriche Joseph II, le compositeur de la cour, Antonio SALIERI.

Nous pouvons percevoir la différence entre une composition ordinaire et la transposition faite, par le véritable génie qu’était MOZART.

Croyez-vous vraiment qu’un programme informatique, soit capable, un jour, d’être divinement inspiré et composer une musique céleste ? Que l’homme (ou plutôt, certains hommes) cesse de se prendre pour un Dieu et l’humanité s’en portera mieux.

Prenons un autre exemple, davantage en lien avec les sujets traités dans ce blog : la gestion de patrimoine. Plus de vingt années d’expérience m’ont permis de constater que dans cette activité, c’est le facteur humain, qui est le plus important.

Certes, le bilan patrimonial, dans sa partie chiffrée, sera réalisé plus rapidement par l’IA, que par l’humain. Quand vient l’appréciation du couple gain/ risque du client pour déterminer une orientation stratégique… la machine n’est plus de mise. Sauf à considérer que son algorithme (conçu par le promoteur des merveilleux produits proposés) permet à chaque cas rencontré… de rentrer dans une case !

Un autre aspect de cette «technologie de pointe et d’avenir », si peu soulevée, car dérangeante, réside dans la consommation de ressources naturelles, notamment, par les data centers. Que ce soit en énergie d’alimentation, en terres et minéraux rares, nécessaires à la fabrication de ces ensembles.

Non, l’industrie du numérique n’est pas immatérielle. Que ce soit l’informatique dans le nuage (Cloud) ou bien la masse, sans cesse grandissante des données (Data) à collecter et à stocker, tout cela va à l’encontre de la transition énergétique et de la réduction des gaz à effet de serre.

Soyons : d’extrême droite, complotiste, homophobe, antisémite, conservateur, rétrograde, anti LGBTQI+, bref, anti système et osons poser la question sacrilège : pourquoi et pour qui, l’intelligence artificielle ? Dans quel but et surtout, à quel prix pour l’humanité ?

N’est-ce pas plus important, pour notre survie à tous, de nous poser ces questions ? Faisons travailler NO TRE intelligence, qui elle, n’est pas artificielle, afin de voir quel candidat à l’élection de dimanche prochain, se pose ce genre de question … et surtout y répond !!!

« Réfléchir c’est difficile, c’est pourquoi la plupart des gens jugent »
(Carl Gustav Jung)

Chers lecteurs, partisans de l’IA ou pas, je vous aime et vous salue.